Je tremble encore en y pensant – J’étais enfermée dans une cellule d’homme au camp des travaux forcés de Masanjia. (Troisième partie)

Suite de :

Première partie :Je tremble encore en y pensant- J’étais enfermée dans une cellule d’homme au camp des travaux forcés de Masanjia

Deuxième partie : Je tremble encore en y pensant- J’étais enfermée dans une cellule d’homme au camp des travaux forcés de Masanjia

7. J’ai été harcelée par la police locale après ma libération du camp de travaux forcés

Après avoir réalisé que j’étais sur le point de mourir, le camp de travaux forcés de Shenxin s’est empressé de se soustraire à ses responsabilités et m’a libérée dans la nuit du 10 août 2001.

Mon plus jeune frère a tout de suite commencé à diffuser les enseignements audio du Maître et ma mère a appelé une clinique médicale pour venir me faire une piqûre intraveineuse. Je suis restée désorientée pendant plusieurs jours et quand ma tête s’est éclaircie, j’avais encore un problème à garder la nourriture. Je vomissais tout ce que je mangeais et je devais compter seulement sur les liquides pour survivre.

Moins d’une semaine après ma libération, des agents du poste de police de Xiaoming et du comité de rue sont venus me contrôler. Ils ont averti ma mère qu’ils avaient besoin de connaître tout ce que je faisais puisque j’étais une pratiquante déterminée du Falun Gong connue maintenant dans toute la province du Liaoning.

Ma mère ne s’est pas laissée impressionner et leur a dit : « Regardez à quel point ma fille a été persécutée et nous n’avons pas la possibilité de faire un procès contre les camps de travaux forcés impliqués. Comment osez-vous encore venir ici nous harceler? » Je leur ai aussi expliqué pourquoi je tenais fermement à ma foi et ça leur a coupé le souffle.

Après leur départ, ma mère s’est plainte auprès de moi en disant : « Eh bien, nous allons maintenant au-devant de gros problèmes. La persécution du Falun Gong ne diffère en rien de la Révolution culturelle. Dès qu’on vous a mis une grosse étiquette, il n’y a plus aucun moyen de l’enlever. Vous êtes maintenant considérée comme une « pratiquante de Falun Gong endurcie » et je suis sûre qu’il nous en arrivera encore d’autres choses. Lorsque les autorités ont ouvert le feu sur les étudiants protestataires lors du Mouvement pour la démocratie du 4 juin, j’étais dans le passage souterrain près de la Place Tiananmen et j’ai clairement entendu les coups de feu. Le régime est sans pitié quand il s’agit de persécuter ses propres citoyens. Je suis vraiment inquiète de ce qui nous attend.

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Lin Liping et son fils avant le début de la persécution

Deux jours plus tard, Zhang Fucai, Liu Futang et d’autres agents du Bureau de la sécurité intérieure de Diaobingshan sont encore venus. Mon fils avait tellement peur qu’il ne savait pas où se cacher. Tous nos voisins parlaient ensemble et se demandaient ce qui se passait.

J’étais encore clouée au lit, alors ils ont dit à ma mère : « Yin Liping est maintenant une cible de première importance dans la province du Liaoning puisqu’elle est une pratiquante de Falun Gong endurcie. »

Ma mère leur a répondu : « Ma fille a été arrêtée avant même d’avoir appris les cinq exercices du Falun Gong. Comment se fait-il qu’elle devienne une pratiquante de Falun Gong endurcie après 20 mois de détention ? Il a fallu la porter jusqu’à la maison et elle se trouve encore dans un état critique. Ne voyez-vous pas qu’elle n’est toujours pas capable de quitter son lit ? »

Ils sont partis après avoir reconnu que j’étais réellement en très mauvais état.

Au cours des jours suivants, des agents du poste de police de Xiaoming et du comité local de rue venaient tout le temps chez moi pour me harceler. Ils voulaient voir si j’allais assez bien pour supporter de nouveau la détention.

Afin d’éviter d’être arrêtée à l’avenir et pour diminuer la pression exercée sur ma famille, j’ai décidé de quitter mon domicile et de vivre ailleurs.

Ma mère était déchirée : « Toi, tu peux aller d’un lieu à un autre, mais ton fils ? Même la meilleure des nourrices ne vaut pas sa propre mère ». En regardant mon fils qui dormait à poings fermés, j’ai eu le cœur brisé.

Lors de ma détention au camp de travaux forcés, Wang Jie, une pratiquante de Dafa de la ville de Shenyang, m’avait donné ses coordonnées. J’ai décidé de lui demander asile.

Je suis arrivée à Shenyang au début septembre et j’étais contente de trouver Wang Jie chez elle, en vie et avec un bon moral. Néanmoins, elle était très amaigrie, pesant moins de 40 kilos. Elle m’a demandé de deviner qui d’autres était chez elle et aussitôt j’ai dit « Zou Zirong », une autre pratiquante qui avait été détenue avec moi. J’ai découvert que Zou Zirong avait été harcelée tous les jours après sa libération et elle aussi avait cherché asile auprès de Wang Jie.

Wang Jie a trouvé une maison vide appartenant à un cousin pour que nous puissions y vivre toutes les trois pour l’instant. Les premiers jours, j’ai dû rester couchée et je les ai écoutées lire les livres de Dafa puisque j’étais trop faible pour me lever. Quand j’ai été un peu mieux, j’ai réussi à m’asseoir et à me joindre à elle pour étudier le Fa.

C’est seulement quand je vivais à Shenyang que je me suis rendu compte que le monde à l’extérieur des camps de travaux forcés n’était pas très différent de l’intérieur des installations de détention eux-mêmes. Des rumeurs diffamant le Falun Gong volaient partout et des non-pratiquants prenaient peur quand ils entendaient le nom du Falun Gong. J’étais attristée de voir tant de disciples de Dafa dont les familles avaient été détruites par la persécution.

Zou Guirong et moi étions d’avis qu’il fallait faire un rapport sur ce qui nous était arrivé et amener les tortionnaires devant la justice. Plus tard, Zhao Suhuan, une autre pratiquante de Shenyang, s’est jointe à nous et nous avons toutes les trois écrit nos lettres de plainte et avons décidé d’aller à Pékin chercher justice.

8. Emmenée à nouveau au camp de travail de Shenxin pour avoir fait appel à Pékin
En arrivant à Pékin fin septembre, Zou Guirong, Zhao Suhuan et moi-même avons été suivies et arrêtées dans notre hôtel par la police de Pékin. Ils ont fouillé tout ce que nous avions avec nous et nous ont interrogées séparément.

Quand ils ont trouvé ma lettre de plainte portant mon nom et mon adresse, ils sont allés sur Internet pour en apprendre davantage sur moi. J’ai pensé que comme j’étais déjà détenue, il n’y avait aucune raison de cacher le but de notre voyage à Pékin. Je leur ai donc raconté comment la police du Liaoning nous avaient persécutées et je leur ai demandé de nous indiquer la meilleur agence pour enregistrer nos plaintes.

Ils ont suggéré que nous suivions les procédures légales et enregistrions nos plaintes dans la province du Liaoning. J’ai répondu que je mettais en doute la possibilité pour les victimes de porter plainte auprès de leur tortionnaires. Ils n’ont pas trouvé de réponse.

Toutes trois, nous avons été ramenées dans nos régions respectives par les bureaux de liaison de Pékin.

J’ai été emmenée au centre de détention de Diaobingshan.

Quand la police locale m’a interrogée, je leur ai bien fait comprendre que j’étais allée à Pékin pour porter plainte contre eux et je leur ai demandé pourquoi ils avaient peur que je fasse cela. Ils m’ont répondu : « Vous rêvez. Vous pensez pouvoir intenter un procès contre nous ici en Chine ? Allez donc porter plainte contre nous aux Nations-Unies. » J’ai rappelé le fait que ce qu’ils faisaient était contre la loi et je les ai assuré qu’un jour sans faute je porterais plainte contre eux dans un tribunal international.

Je ne sais pas combien de jours ont passé avant que Fang Jianye et un autre agent du bureau de la sécurité intérieure de Diaobingshan et deux agents du poste de police de Xiaoming me fassent sortir du centre de détention et me conduisent au camp de travaux forcés de Shenxin.

Quand nous y sommes arrivés, Fang Jianye et ses collègues sont allés à l’intérieur pour négocier ma détention au camp de travail. Ils ont discuté pendant longtemps, mais le camp de travail a refusé de me prendre. Finalement Fang Jianye a soudoyé (les autorités) du camp de travail en donnant les 8 300 yuan qu’il m’avait pris, en raison de quoi ils ont accepté de me prendre.

Ils m’ont traînée vers une cellule d’isolement où Fang Jianye m’a donné le récépissé authentique de l’« amende » de 8 300 yuan.

En moins de 20 minutes, le collègue de Fang Jianye a accouru auprès de moi et m’a donné une copie du vrai récépissé. Quand il a demandé que je lui donne la pièce d’origine, j’ai refusé. Il a commencé à me fouiller, parcourant tout mon corps avec ses mains. J’ai essayé très fort de me dégager mais il a finalement obtenu la récépissé originel qu’il a arraché de mon soutien-gorge dont il avait arraché les bretelles. J’ai crié « Vous n’êtes pas du tout un policier. Vous êtes un escroc ». L’agent de police Wang du poste de police de Xiaoming m’a regardé avec sympathie, mais il ne pouvait rien faire.

Quand j’ai ramassé la copie du récépissé, j’ai vu qu’ils avaient changé l’année de 2001 à 2000.
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La copie modifiée du récépissé d’origine indiquant que Fang Jiancai a donné les 8 300 yuan au camp de travaux forcés de Shenxin qu’il avait reçu de la part de Yin Liping

Au cours de mon incarcération cette fois-ci, j’ai été maintenue en cellule d’isolement sans nourriture ni boisson pendant une semaine avant d’être transférée à l’hôpital du camp de travail.

Après trois jours d’hôpital, j’étais devenue tellement faible que le camp a décidé de me libérer. Le poste de police locale est venu me prendre et a dit a ma mère de venir me chercher.

Ma mère est venue mais a refusé de me ramener à la maison. Elle leur a dit : « Celui qui a sorti ma fille du camp de travail doit la garder. Elle a été tellement torturée et vous voulez que moi, une vieille dame, je la soigne ? Je n’ai pas d’argent pour faire soigner ses plaies et je m’occupe encore de son fils. Que ceci soit clair : je porterai plainte contre vous si ma fille meurt en détention. »

Après le départ de ma mère, la police m’a aussitôt conduite à la maison. Ils m’ont « déchargée » sur le pas de la porte avant le retour de ma mère.

J’étais décidée à témoigner des crimes commis envers les pratiquants de Dafa. Cette fois, la police locale n’a pas osé venir me déranger aussi souvent, puisqu’elles savaient maintenant à quel point c’était difficile de me faire entrer dans un camp de travail.

9.Penser à tous les pratiquants qui souffrent encore dans les lieux de détention.

Le Nouvel An chinois 2002 était la toute première fête que j’ai pu passer en famille depuis 1999. Un pratiquant vivant sans domicile fixe pour éviter d’être arrêté est venu se joindre à nous pour la fête. Ma mère était très contente et elle a préparé huit plats délicieux et des boulettes farcies de deux façons différentes.

Mais lui et moi étions terriblement tristes en levant nos baguettes pour prendre nos quenelles. Nous avons baissé la tête pour cacher nos larmes. Ma mère s’est plaint : « Pourquoi pleurez-vous en cette occasion si joyeuse ? Vous n’avez pas pu passer la nouvelle année chinoise avec nous depuis bien des années. Et maintenant que vous êtes à la maison, vous pleurez quand même. »

Je ne pouvais plus retenir mes larmes et j’ai laissé échapper un grand cri. J’ai dit : « Maman, sais-tu combien de mères de pratiquants de Falun Gong attendent que leurs filles rentrent à la maison célébrer la fête. Et combien y a-t-il de filles qui attendent le retour de leurs mères ? Il y a tant de pratiquants qui sont torturés à chaque instant. Même ceux qui ont pu échapper à la détention doivent se déplacer d’un endroit à un autre pour éviter d’être à nouveau arrêtés. Je connais un pratiquant dans ce cas qui loue dans notre ville et dont la famille couche sur le sol en ciment. Ses enfants n’osent même pas sortir jouer de peur d’être arrêtés. »

Ma mère connaissait trop bien la gravité de la persécution et elle aussi ressentait de la tristesse. Elle et moi nous sommes remises au travail pour faire encore des boulettes et le pratiquant et moi-même sommes allés les porter à des pratiquants venus d’ailleurs que nous savions être à la recherche d’un abri dans notre ville.

10. Arrestations en masse et décès suite aux tortures de pratiquants de Tieling

Peu de temps après le Nouvel An chinois de 2002, Zou Guirong a réussi à venir jusqu’à chez moi. Nous étions tous heureux de la voir. Elle m’a dit vouloir récrire sa lettre de plainte, puisque la première avait été confisquée. Afin d’assurer sa sécurité, ma mère l’a enfermée dans une pièce vide dans la cour arrière de la maison et elle lui apportait des repas chaud deux fois par jour.

Dans cette pièce vide et froide, Zou Guirong a écrit son dernier article intitulé : « Je n’ai jamais vacillé dans ma foi lors de ma détention dans les camps de travail de Masanjia, Zhangshi, Shenxin, et Dabei ». Jamais je n’aurais pu imaginer que son court séjour avec nous serait la dernière fois que nous la verrions.

Je ne pouvais pas le croire quand le 23 avril 2002, j’ai appris que Zou Guirong était décédée, mais cette tragédie a été confirmée par de nombreuses sources. Les mots ne peuvent pas exprimer à quel point j’étais bouleversé. Ma mère aussi a été terriblement attristée et répétait : « Quelle jeune femme formidable ! Elle était si polie et attentionnée. Elle aidait toujours aux tâches ménagères quand elle était chez nous. Elle a son propre enfant, n’est-ce pas ? Comme c’est triste ! »

En apprenant le décès de Zou Guirong, la pratiquante Wang Jie de Shenyang est venue me rendre visite. Le visage de Mme Zou est apparu dans ma tête. C’était une femme petite, mais dotée d’une détermination solide comme le roc et d’une fermeté sans faille. Elle s’est servie de son vrai nom pour dénoncer les faits de la persécution et ses articles ont effrayé les malfaiteurs. Les articles qu’elle a écrits pour dénoncer les crimes commis au camp de travaux forcés de Masanjia et d’autres lieux de détention ont réduit la pression sur d’autres pratiquants.

Wang Jie et moi avons décidés de révéler au monde entier autant de crimes que possible commis dans les camps de travail et j’étais décidée d’intenter un jour des poursuites judiciaires contre les tortionnaires dans un tribunal international.

Nous avons commencé à rassembler des preuves de persécution de pratiquants locaux de Dafa par la police de Liaoning en interviewant les victimes et en enregistrant leurs comptes-rendus personnels.

Le 8 octobre, 2002, j’étais en train de compiler des faits quand des agents du département de la police de Tieling ont ouvert la porte avec une clé universelle. Les pratiquants Wang Hongshu et Zhang Bo étaient dans une autre pièce et n’étaient pas conscient des intrusions. La police a retourné toute la maison avant de nous emmener toutes les trois au poste de police de Yinbei.

Zhang Fucai a donné un coup de pied d’une telle force à Wang Hongshu qu’il lui a cassé le dos. Afin de ne pas endosser cette responsabilité, la police l’a libéré. Zhang Fucai et Liu Futang m’ont ramenée avec Wang Hongshu au centre de détention de Diaobingshan où nous avons été gavés.

À cette époque Wang Lijun était directeur du Département de police de la ville de Tieling. Afin de faire avancer sa carrière politique, il a activement suivi le Parti dans la persécution du Falun Gong. Il a donné ordre à ses voyous de torturer les pratiquants par tous les moyens possible pour en extraire des « confessions » et pour fabriquer des preuves. Il menaçait les pratiquants d’emprisonnement à vie.

Nous étions souvent battus avec des matraques en caoutchouc et les bruits de fouet et des cris de douleurs pouvaient être entendus au milieu de chaque nuit.

En plus de cela, les gardiens soumettaient souvent les pratiquants à la torture nommée « Grande suspension », où les mains menottées de la victime étaient accrochées en haut d’un cadre en acier et les pieds ne touchaient pas le sol.

Illustration de torture : Grande suspension

Un jour, Mme Wang Jie et deux autres pratiquantes ont été torturées de cette façon pendant deux jours entiers et ont été battues en même temps avec des matraques en caoutchouc. Tout le poids du corps est porté par les bras ce qui cause une douleur indicible. Les pouces de Mme Wang ont été engourdis pendant six mois et ses ongles de gros orteils sont tombés. Elle n’a pas pu lever le bras droit pendant huit ans.

11.J’ai encore été incarcérée deux fois au camp de travaux forcés de Masanjia

Le 5 mars 2003, le tribunal du district de Yinzhou de la ville de Tieling a jugé et condamné Wang Jie, Cai Shaojie et Zhang Bo chacune à sept ans et Li Weiji à 8 ans. Wang Jie a été envoyée à la prison pour femmes de la province du Liaoning et elle est décédée tout juste un an après avoir terminé sa peine de prison de sept ans.

J’ai été condamnée à trois ans de travaux forcés et envoyée à nouveau au camp de travaux forcés de Masanjia.

Le camp de travaux forcés m’a laissé repartir après à peine sept mois parce que j’étais paralysée sous la taille par les tortures constantes. Quand j’ai été transportée chez moi vers le mois de juin 2003, ma mère m’a mise en garde : « Si tu te rétablis cette fois-ci, reste tout simplement à la maison. Cela ne sert à rien de combattre le régime. »

En fait, j’étais incapable d’aller où que ce soit, parce que je ne pouvais pas bouger les jambes.

Les amis de mon fils aimaient beaucoup jouer chez moi puisque notre famille les recevait très gentiment. Avec le temps, j’ai appris davantage sur leurs familles. Le père d’un des garçons était en prison purgeait une peine de 20 ans de prison et on ne savait pas où était sa mère. Le père du cousin de cet enfant était Fang Jianye du bureau de la sécurité intérieure de Diaobingshan. Un autre garçon et son père avaient été abandonnés par sa mère. La mère d’un autre garçon jouait toute la journée au mah-jong.

Je suis devenue leur mère et leur amie. Je leur racontais souvent des histoires sur la cultivation et je leur demandais de se souvenir que : « Falun Dafa est bon ». En retrouvant ma mobilité, je les baignais et m’assurais qu’ils étaient propres et en bonne santé.

Au mois de juillet, un pratiquant a amené un garçon nommé Huang Chunlin pour qu’il vive chez nous un certain temps. Sa mère s’appelait Jin Hongyu, une pratiquante de Dafa en détention.

Il y a quelque temps, Huang Chunlin m’a parlé de sa détention. Yu Dehai, Sun Lizhong, et Yang Dongsheng du Département de la police de Tieling l’ont empêchée de dormir pendant toute une nuit et ont essayé de le pousser à donner les noms des pratiquants qu’il connaissait. Ils lui ont aussi demandé où se trouvait sa mère. Il était content que la pratiquante Gao Jie (maintenant paralysée) n’ait pas été arrêtée. Il m’a dit n’avoir rien répondu lors de l’interrogatoire et qu’il a crié fort quand on l’intimidait. Ils l’ont emmené en voiture d’un endroit à un autre pendant la journée pour qu’il montre les domiciles des pratiquants.

Je venais tout juste de mettre mon fils et Huang Chunlin au lit quand la porte à été ouverte de force vers 21h. Le 19 juillet 2003, Zhang Fucai et Liu Futang du bureau de la sécurité intérieure de Diaobingshan étaient à la tête d’un groupe d’agents et ils sont entrés en trombe.

Un des agents m’a tordu le bras gauche derrière le dos et m’a saisi par les cheveux pour cogner ma tête contre le sol. Quand ma mère est sortie en courant pour appeler à l’aide, un agent, jeune et grand, lui a donné un coup et tout de suite sa clavicule droite s’est enflée et s’est déboîtée.

Des voisins sont venus voir ce qui nous arrivait et la mère qui aimait jouer au mah-jong a supplié l’agent qui me battait de s’arrêter. Il m’a lâchée mais s’est retourné pour la battre, elle, en l’accusant d’avoir attaqué la police. Elle leur a rétorqué : « Qui pourrait savoir que vous êtes des policiers ? Moi, je me protège contre des bandits ».

À ce moment précis, le pratiquant qui nous avait amené Huang Chunlin est venu apporter des choses dont l’enfant avait besoin. En voyant que j’avais été jeté à terre et que ma mère était blessé, c’est lui que la police a emmené.

Ma mère a appelé mon plus jeune frère, qui pensait que toute l’agitation était à cause du 20 juillet qui approchait (le 20 juillet marque le début de la persécution). Ma mère lui a demandé de trouver une voiture pour nous emmener dans un endroit plus sûr.
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Domicile saccagé en juillet 2003

Cette nuit-là, ma mère, mon fils, Huang Chunlin et moi-même nous sommes enfuis de chez nous. Pendant le voyage les deux enfants étaient encore terrifiés.

Après avoir emmené le pratiquant au centre de détention, la police est retournée chez moi pour m’emmener aussi. Comme j’étais déjà partie, ils ont commencé à harceler les membres de ma famille. Afin de ne pas impliquer ma famille, ma mère et moi nous sommes entendues pour que je rentre à la maison pendant qu’elle s’occuperait de mon fils et Huang Chunlin dans leur abri.

Dès mon retour à Tieling, j’ai commencé à noter les numéros de téléphone de tous les policiers impliqués dans l’arrestation du pratiquant et de moi-même. J’ai ensuite appelé chacune des numéros et j’ai parlé aux familles des tortionnaires de la persécution brutale faites aux pratiquants. Je les ai avertis qu’il fallait persuader ceux qui leur étaient chers d’arrêter de faire le mal, sinon ils auraient à faire face à des conséquences graves.

Le 14 octobre 2004, Zhang Fucai et Liu Futang m’ont emmenée au camp de travaux forcés de Masanjia pour la troisième fois. Au bout des trois premiers mois de ma condamnation de trois ans, le camp m’a libéré alors que j’étais près de mourir.

Quand j’ai été transportée chez moi, ma pression sanguine ne pouvait même plus être mesurée. Afin de me sauver, ma mère, une non-pratiquante, m’a lu à la suite quatre conférences du Zhuan Falun. Miraculeusement, j’ai survécu.

Qin Qingfang, une compagne de pratique de la ville de Fushun, m’avait donné le numéro de téléphone de son fils quand nous étions détenues ensemble. Elle m’avait demandé, si j’arrivais à sortir la première, de raconter à son fils la persécution qu’elle avait souffert. Elle voulait s’assurer que son fils ne devienne pas la victime des mensonges fabriqués par Masanjia. En rentrant chez moi, j’ai remarqué qu’il manquait un chiffre dans le numéro et c’est le cœur brisé que je n’ai pas pu tenir ma promesse d’appeler son fils.

Les deux dernières fois que j’ai été détenue à Masanjia, j’ai vu qu’il y avait de grands changements dans les installations et le personnel. Le nouveau bâtiment flambant neuf était équipé d’un décor moderne, des salles de conférences, des instruments de surveillance et il y avait suffisamment de gardiens, hommes et femmes, pour superviser les pratiquants détenus.

Mais en fait, ce bâtiment moderne était un véritable enfer sur terre. Chaque jour, les pratiquants étaient bombardés et soumis à la pression pour renoncer à leur foi en Falun Gong. Celui qui refusait était soumis à de nombreuses tortures. Des écouteurs étaient placés de force sur nos oreilles afin de nous forcer à entendre leurs paroles calomnieuses. Le haut-parleur de la pièce d’isolement était si fort que j’ai souffert des répercussions. Même après ma libération, je paniquais chaque fois que j’entendais un bruit fort.

Wang Ling de la ville de Tieling a perdu toutes ses dents des suites de la torture. Cui Zhenhuan et Li Chunlan ont été réduits à l’état de malades mentaux.

Remarques de conclusion

Ce que j’ai écrit ne représente qu’une partie des faits détaillant comment j’ai été persécutée. Comme la torture brutale a effacé certains de mes souvenirs, certains détails ne me reviennent pas à l’esprit avec exactitude.

J’admets qu’il peut y avoir des petites inexactitudes quand aux heures et détails de chaque incident, mais les faits principaux sont mes comptes-rendus directs.

À ceux qui refusent de me croire, je dois dire : « Je vous comprends, parce que personne ne pourrait croire qu’un gouvernement puisse faire des choses aussi horribles à une femme. Il faut le vivre pour le croire. Même Zhang Hua, dont l’article révélait les souffrances à Masanjia, n’aurait probablement pas cru à la brutalité des gardiens de Masanjia avant d’y être torturée.

Certaines personnes aimeraient savoir quel est mon état actuel et je voudrais dire que je suis en vie aujourd’hui grâce aux miracles de Dafa. Je partage ces terribles expériences avec tout le monde afin que les gens puissent percevoir la brutalité et la cruauté du régime communiste chinois.

Merci

(Fin)

Traduit de l’anglais en France

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2014/1/9/144263.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2013/11/16/282734.html

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« Je tremble encore en y pensant – J’étais enfermée dans une cellule d’hommes au camp de travaux forcés de Masanjia » (2e partie)

Écrit par Yin Liping

(Minghui.org) Suite de la 1ère Partie : « Je tremble encore en y pensant – J’étais enfermée dans une cellule d’hommes au camp de travaux forcés de Masanjia » http://fr.minghui.org/articles/2013/10/14/45264.html

5. Les prisonniers furieux des mauvaises actions des gardes

J’ai été envoyée à l’hôpital des prisonniers de Shenyang après avoir été torturée. Après tous les mauvais traitements, j’avais un air si horrible que j’effrayais les prisonniers.


Illustration de torture : Gavage forcé brutal

En raison d’un précédent gavage brutal, mon nez, ma bouche, mon œsophage et mon estomac ne fonctionnaient plus. Je ne pouvais rien manger. Mme Wang, la responsable de la cellule, m’a nourrie, un peu à la fois, avec sa propre part de lait de soja après qu’elle avait fait. Avaler était extrêmement douloureux. Je suis progressivement devenue capable de m’asseoir.

Les gardiens ont appelé les responsables de cellules une semaine plus tard et leur ont dit de nous surveiller, de s’assurer que nous ne faisions pas les exercices de Falun Gong. On leur a dit de le rapporter aux gardes si elles nous voyaient essayer de faire les exercices. J’ai dit à Mme Wang : « J’ai été détenue pendant plus d’un an et demi et j’ai été torturée. Je fais les exercices pour guérir mon corps blessé. Ils ne nous permettent pas de faire les exercices ni ne nous donnent de traitement médical. N’est-il pas évident qu’ils veulent que nous mourions ? »

Ensuite, chaque fois qu’elle me voyait faire les exercices, Mme Wang s’allongeait toujours sur son lit et allait sous la couverture. Elle disait aux autres : « Je vais faire une sieste maintenant, donc je n’ai rien vu. Comprenez-vous ? » Quand elle disait cela, les autres allaient aussi se coucher.

Dans l’autre cellule, cependant, les responsables de cellules suivaient les instructions des gardes. Elles voulaient montrer qu’elles suivaient les ordres pour aussi gagner des bonus. Elles ne permettaient aux pratiquantes de faire des exercices. Elles prenaient des tours de garde pour surveiller les pratiquantes 24 heures sur 24. Yang Shu a fait tomber Mme Zou Guirong alors qu’elle faisait la méditation assise. La tête de Mme Zou a frappé un tuyau de métal et elle a perdu connaissance pendant cinq minutes. Les gardes l’ont alors menottée au lit dans le couloir.

Après quand j’ai revu Mme Zou, son visage était rouge et enflé, comme si elle avait de la fièvre. Elle bavait sur le côté de la bouche. Elle était semi-consciente et incapable de manger.

Nous, les pratiquants de Falun Gong, avons demandé à l’hôpital de la prison qu’ils examinent Mme Zou, mais l’hôpital n’a pas voulu en prendre la responsabilité. Ils ont appelé quatre gardiens de la prison de Shenxin. Les gardiens ont traîné Mme Zou dehors. Peu après, nous avons entendu des cris tragiques de Mme Zou : « La police me bat ! La police me bat ! » Les femmes détenues sont venues et se sont fâchées. Elles ont toutes crié : « La police bat les gens. La police viole la loi. Ce que les programmes de télévision disent contre le Falun Gong sont des mensonges. »

Mme Zou a été brutalement battue, subissant des blessures sur la bouche, le cou et le visage. Le sang coulait le long de son corps, mais l’hôpital n’a rien fait.

Nous avons soumis des rapports à l’hôpital plusieurs fois, mais n’avons jamais eu de réponse. Nous avons décidé de nous battre pour nos droits par une grève de la faim.

Après une semaine de grève de la faim, Mme Li Suzhen, qui était âgée de près de 70 ans, s’est tout à coup sentie mal. Elle a été emmenée par son entreprise et j’ai entendu dire qu’elle avait été libérée.

Mme Lu Guoqing a également été emmenée par son employeur, de sorte que quatre d’entre nous sommes restées : Mme Wang Jie, Mme Zou Guirong, Mme Zhou Yanbo et moi. Après avoir été en grève de la faim pendant plusieurs jours, on a trouvé que le rythme cardiaque et le pouls de Mme Zhou étaient anormaux et Mme Wang est devenu très faible. Elles ont toutes les deux été traitées par infusions intraveineuses. Mme Zou est devenue inconsciente dû à la grève de la faim et aux blessures causées par la torture.

Les femmes détenues dans ma chambre me protégeaient. Bien que j’étais gravement déshydratée et que mes organes cessaient de fonctionner, mon esprit était clair.

Après neuf jours de notre grève de la faim, on a forcé Mme Zou à avoir une intraveineuse


Lorsque Mme Zou n’a pas coopéré, un homme a attaché ses pieds sur les côtés du lit avec des chaînes et ses mains ont été enchaînées dans une position fixe de façon à ce qu’elle ne puisse pas bouger. Elle était battue quand elle résistait. Cela a terrifié les femmes détenues, parce qu’elles n’avaient jamais vu quelqu’un si cruellement maltraité et torturé.

6. Obtenir la liberté par une grève de la faim

Après avoir vu la souffrance de Mme Zou et la perte de conscience de Mmes Wang Jie et Zhou Yanbo, j’ai demandé à Mme Wang un stylo et du papier. J’ai écrit une longue lettre aux dirigeants de l’hôpital.

Le gardien a remis la lettre à l’officier de la prison et lui a dit qu’elle était adressée à tous les dirigeants de l’hôpital et qu’il était préférable de l’envoyer au directeur de l’hôpital.

Le lendemain matin, une femme officier d’âge mûr est venue près de mon lit, j’ai essayé de m’asseoir et de dire bonjour. Puisque j’étais très faible, elle m’a dit de m’allonger. Elle m’a demandé si j’avais écrit la lettre, j’ai dit que je l’avais fait.

Elle a dit : « Il s’agit d’un hôpital carcéral. Vous n’êtes pas autorisée à faire les exercices de Falun Gong et nous allons vous alimenter de force si vous faites une grève de la faim ».

Le treizième jour de ma grève de la faim, j’ai été traînée dans la salle de gavage par cinq personnes. J’ai été tenue vers le bas et je ne pouvais pas bouger. Je suffoquais presque. Deux mains tenaient ma tête fermement et un tube a été inséré dans mon nez. Je ne sais pas de quoi ils me nourrissaient. Mon estomac était rempli d’eau sale et je vomissais sans arrêt.

Le matin du quatorzième jour de ma grève de la faim, ils sont venus me gaver de nouveau. Dès qu’ils sont entrés dans ma chambre, ils ont terrifié l’une des patientes. Le personnel de l’hôpital a alors décidé de déplacer tous les patients souffrant d’hypertension artérielle et de maladies cardiaques dans une autre chambre avant que je sois gavée.

Mme Zou a soudainement commencé à vomir une grande quantité de sang, elle s’est mise à respirer lourdement, puis a perdu connaissance. Le médecin a prescrit un médicament et un homme a de nouveau menotté Mme Zou.

Mme Wang Jie est tombée dans le coma et elle a été transportée à l’extérieur.

J’ai tiré l’aiguille de l’intraveineuse de ma veine et les médicaments et le sang coulaient par terre. Le directeur de l’hôpital a immédiatement appelé quelqu’un pour me sortir. Cette fois, le directeur a eu peur.

J’ai alors perdu connaissance. J’ai vaguement entendu un prisonnier me dire à l’oreille : « Yang, le directeur de l’hôpital, m’a dit de vous dire que vous, les trois pratiquantes de Falun Gong, vous allez rentrer chez vous aujourd’hui. »

Ils ont attaché mes bras avec des menottes, ont replacé l’intraveineuse et m’ont donné deux bouteilles de perfusion aussi rapidement que possible. C’était comme si ma poitrine brûlait et était en feu. Mme Wang me frottait le corps avec de l’eau froide. Je me suis sentie mieux après.

Yang, le directeur de l’hôpital, nous a dit à toutes les trois de récupérer nos effets personnels. Lorsque Mme Wang a lavé mon visage et mes mains, elle a remarqué que seulement deux de mes doigts avaient encore des ongles. Les doigts sans ongles avaient seulement une mince couche de peau transparente. Mes dents étaient toutes branlantes et mes cheveux étaient devenus complètement blancs. Je n’avais que la peau et les os. Après 14 jours sans nourriture ou boisson, j’étais encore en vie. La nouvelle de ce miracle s’est répandue dans tout l’hôpital.

Après deux heures, vers 22h00, j’ai été renvoyée à la maison. La directrice adjointe de l’hôpital, Yang Deng, a dit à ma famille de payer les frais d’hospitalisation. Ma mère a dit : « Ma fille pesait 72 kg, et maintenant après que vous l’ayez torturée elle a à peine plus que la peau et les os. Je vous dis que je vais vous poursuivre en justice si elle meurt. » Yang Deng est partie après qu’elle ait vu qu’elle ne pouvait pas obtenir d’argent de ma mère.

(à suivre)

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2014/1/7/144242.html

Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2013/10/28/281848.html

L’audition du Congrès américain « La menace de violence mondiale basée sur le sexe » inclut des témoignages de pratiquantes de Falun Gong dans ses rapports officiels

(Minghui.org) « La menace de violence mondiale basée sur le sexe », audition organisée le 20 novembre 2013 par le représentant de la Commission des droits humains,Tom Lantos, dans les bâtiments du Rayburn House Office au sein du Congrès américain, incluait dans son rapport officiel les témoignages de deux pratiquantes de Falun Gong.

Il s’agissait de Mme Ma Chunmei, une victime du nord de la Chine et de Mme Wang Chunying, une victime du tristement célèbre camp de travaux forcés de Masanjia.

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Capture d’écran de la page Web des archives officielles de l’audition du Congrès concernant « la menace de violence mondiale basée sur le sexe ». Les noms de Mme Ma Chunmei et de Mme Wang Chunying apparaissent sur la colonne de gauche. Cliquer sur leur nom dirige vers une version PDF de leurs témoignages sur le site Web.

Selon la page officielle du rapport de l’audition : « Cette audition entend explorer la série de menaces auxquelles font face les femmes et les jeunes filles. Elle entend également explorer jusqu’à quel point les programmes de développement et d’assistance humanitaires des États-Unis traitent les besoins des survivantes de violences basées sur le sexe (GBV : « Gender-Based Violence ») en situation d’urgence, de post-urgence et de développement. »

GBV est une violence physique et sexuelle contre les femmes et les jeunes filles. Étaient présentes à l’audition Catherine Russel, ambassadrice pour les questions concernant les femmes en général au Ministère des Affaires étrangères et Carla Koppel, Responsable en chef de la stratégie, USAID (ancienne coordinatrice en chef pour l’égalité des sexes et l’acquisition de leurs droits par les femmes) et des représentantes de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG).

Dans son témoignage écrit Mme Ma décrit les tortures qu’elle a subies dans le camp de travail de Heizuizi dans la ville de Changchun, province du Jilin :

« J’ai été privée des visites de ma famille, on ne me donnait aucuns vêtements de rechange ni beaucoup d’occasions de me laver ou de laver mes vêtements. »

« Les poux et la gale ont fait que tout mon corps me démangeait et était enflammé. Des prisonnières désignées me gardaient sous surveillance constante. Chaque aspect de la vie dans le camp était une torture, alors un jour je me suis levée dans la salle à manger et j’ai exposé ces crimes aux 700 ou 800 personnes qui s’y trouvaient.

« Un groupe de gardes est arrivé et ils m’ont couvert la bouche puis m’ont traînée à l’écart. La douleur et la peur étaient trop fortes et j’ai essayé de m’assommer en me jetant tête la première contre un mur. Ils m’ont traînée en haut de deux volées d’escaliers et suspendue par les menottes. Après avoir repris connaissance, les gardes m’ont menottée au cadre métallique d’un lit dans la position de l’aigle déployé pendant trois jours entiers. On ne m’a donné ni nourriture ni eau. »

Le mari de Mme Ma a été contraint de divorcer alors qu’elle était en prison en 2003.

Le témoignage de Mme Wang Chunying révèle une analyse de sang au camp de travail de Masanjia l’après-midi du 12 mai 2008. Mme Wang a été l’une des plus de 200 pratiquants de Falun Gong détenus qui ont été soumis à une prise de sang forcée. En tant qu’infirmière, Mme Wang savait que pour tester les fonctions du foie et des reins, seuls 2 ml de sang étaient nécessaires. Pourtant, on lui a pris 5 ml de sang. Elle soupçonne que Masanjia était impliqué dans des opérations secrètes, telles que tenir des détenus prêts pour la compatibilité de tissus en vue de prélèvement forcé d’organes.

Le site Minghui a documenté des avortements forcés, des fausses couches suite à des coups violents, des abus sexuels et des viols ainsi que de nombreux autres cas de violences sexistes dans la persécution du Falun Gong en Chine. (Voir : La brutale persécution endurée par les pratiquantes de Falun Gong en Chine)

Traduit de l’anglais en Europe

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2013/11/27/143397.html

Comptes-rendus de la persécution dans le camp de travaux forcés de Masanjia

Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Liaoning en Chine

(Minghui.org) Le camp de travaux forcés de Masanjia est un endroit de persécution perverse qui est utilisé par le Parti communiste chinois (PCC) pour persécuter les pratiquants de Falun Gong depuis les 14 dernières années. Le système des camps de travaux forcés du PCC est maintenant destiné à être désintégré. Au cours de la deuxième moitié de 2012, les événements dans le camp de travaux forcés de Masanjia constituent sa dernière frénésie avant dissolution.

En septembre 2012, les gardes de Masanjia ont de nouveau intensifié leur persécution des pratiquants de Falun Gong. Ils ont déployé un éventail de méthodes pour laver le cerveau de ceux qui restaient fermes dans leur croyance, déclarant que tous devaient être « transformés ».

Ce qui suit est une liste partielle des méthodes cruelles utilisées pour tenter de forcer les pratiquants à renoncer à leur croyance : se tenir debout ou accroupi pendant de nombreuses heures comme punition, la suspension par les menottes, la torture d’étirement, les électrochocs, le gavage, être giflé et battu, se faire couvrir la tête par un sac en plastique, être battu cruellement, la privation de sommeil, le refus d’utilisation des toilettes, le refus du droit de visite familiale, le lavage de cerveau, le gavage avec des substances inconnues et le refus de nourrir.

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Tortures utilisées pour persécuter les pratiquants de Falun Gong.

On a refusé de fournir des repas normaux et de l’eau aux pratiquants. Seuls des petits pains de maïs cuits à la vapeur étaient fournis et ils contenaient souvent du sable et des crottes de souris. De plus, de nombreux pratiquants étaient pris de vertiges, faibles et confus après avoir mangé cette nourriture, ce qui suggère que des substances inconnues ou du poison y avait été ajoutés.

Les pratiquants de Falun Gong n’étaient pas autorisés à acheter leur propre nourriture. Si un pratiquant était blessé en raison de la torture, les gardes utilisaient sans permission son argent pour acheter des médicaments, et forçaient ensuite le pratiquant à prendre la substance.

Ce qui suit sont de courts compte-rendus de la persécution endurée par des pratiquants incarcérés dans le camp de travaux forcés de Masanjia.

1. Mme Song Ailian de la ville de Dalian

« Tu dois être ‘transformée’ quoi qu’il arrive »

Mme Song Ailian a été envoyée à Masanjia en octobre 2004. Elle a développé de graves déformations squelettiques dans le dos en conséquence des coups qui lui ont été administrés là-bas. Un jour, Mme Song a demandé à voir la personne responsable pour demander à être libérée sans accusation. Le garde Zhang Huan lui a dit : « Personne n’est responsable. Tu n’es pas autorisée à voir le directeur du camp de travail. » Mme Song a tenté de recommander à Zhang Huan de ne pas s’impliquer dans la persécution, mais il a ignoré son conseil bienveillant et a continué de participer aux crimes contre des pratiquants.

Un jour fin septembre 2012, Mme Song a été emmenée dans une pièce utilisée pour torturer les pratiquants. Elle a été forcée de s’accroupir pendant une longue période. Les gardes ont placé un journal calomniant le Falun Gong à ses pieds, ainsi qu’une photo du fondateur du Falun Gong.

Le garde Zhang Huan l’a menacée : « Tu dois être ‘transformée’, quoi qu’il arrive. Sinon, tu n’auras pas l’autorisation de quitter cette pièce. » Mme Song a répondu : « Je respecte les principes Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Je n’ai pas tort. »

Frapper la tête contre le mur


Reconstitution de torture : saisir la personne par les cheveux et frapper la tête contre le mur

Mme Song a refusé de renoncer à sa croyance. Pour se venger, les gardes l’ont saisie par les cheveux et ont frappé sa tête contre un mur. Le garde Ma Jishan a marché sur le pied de Mme Song avec ses souliers en cuir et l’a traînée en faisant des cercles.

Ils l’ont frappée pendant plus de 20 minutes. Le garde Zhang Xuerong lui a également piétiné la tête.


Reconstitution de torture : torture « d’étirement »

Les gardes ont également soumis Mme Song à la torture « d’étirement » dans laquelle ses mains étaient menottées à un lit tout en étant pliée en deux, ce qui l’empêchait de se tenir debout ou de s’accroupir.

Étouffée avec un sac en plastique


Reconstitution de torture : un sac en plastique est placé sur la tête d’un pratiquant de Falun Gong

Les gardes de Masanjia torturaient souvent des pratiquants en plaçant des sacs en plastique sur leur tête. Les pratiquants avaient de la difficulté à respirer et avaient la sensation d’être asphyxiés.

Les gardes Zhang Xiurong, Zhang Lei et Zhang Jun ont placé un sac en plastique sur la tête de Mme Song. Après un certain temps, Zhang Lei s’est exclamé : « Regardez ! Son visage devient mauve ! » Mme Song a pourtant refusé de céder. Finalement ils lui ont enlevé le sac de la tête.

2. Mme Sun Yun de la ville de Dalian

Gavée avec des médicaments non-identifiés

Mme Sun Yun est une comptable certifiée. Avant de commencer à pratiquer le Falun Gong, elle avait une grave hyperthyroïdie et une maladie cardiaque. Après avoir pratiqué pendant un certain temps, elle a guéri de ces maladies.

En 2008, elle a été dénoncée à la police pour avoir distribué des DVD de Shen Yun Performing Arts et condamnée à 18 mois de travaux forcés. Mme Sun a été battue au visage après avoir refusé de se soumettre aux travaux forcés à Masanjia. Les gardes l’ont également électrocutée avec des matraques électriques en essayant de la forcer à travailler.


Reconstitution de torture : menotté et suspendu

Mme Sun a continué à faire les exercices du Falun Gong et a refusé de participer aux travaux forcés. En conséquence, elle a été menottée et suspendue par les poignets à maintes reprises.

Lorsqu’elle a entamé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements, elle a été brutalement gavée. Elle a été gavée de substances inconnues, ce qui lui a provoqué des pertes de mémoire, de l’engourdissement, des vertiges et des vomissements.

Électrocutée avec des matraques électriques

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Reconstitution de torture : électrochocs

Lorsque Mme Sun a dénoncé son expérience de persécution, les gardes ont paniqué et ont cherché à se venger. Le garde Zhang Lei l’a menottée à un lit de fer et l’a électrocuté au mains, aux tempes, au front et aux cuisses avec une matraque électrique. Mme Sun a ressenti une douleur extrême dans tout le corps. Son cœur palpitait et elle était incapable de respirer.

Elle a tout de même continué à soutenir son rapport de persécution, refusant de nier la vérité. Zhang était exaspéré par son refus de rétracter son rapport et l’a attaquée au visage avec une matraque électrique.

Confinée dans une cellule d’isolement

En octobre 2012, Mme Sun a été placée dans une cellule d’isolement et menottée à un lit de fer, ce qui l’empêchait de redresser son dos. La cellule était sombre et lugubre et toutes les fenêtres étaient couvertes de vieux journaux. Les murs étaient couverts de slogans et de graphiques qui calomniaient le Falun Gong. Des journaux qui diffamaient le Falun Gong étaient étalés autour des pieds de Mme Sun.

Elle a été forcée d’écouter la propagande calomniant le Falun Gong, qui retentissait des haut-parleurs jour et nuit.

On forçait Mme Sun à se lever à 5 h chaque matin et elle n’avait l’autorisation de s’endormir qu’après minuit. Son hygiène personnelle lui était refusée et ses mains demeuraient menottées même lorsqu’elle dormait.

En raison des longues heures passées accroupie, ses jambes sont devenues engourdies et enflées. La douleur dans ses genoux rendait son sommeil difficile. Elle a maigri et s’est affaiblie et était incapable de se tenir debout ou de marcher normalement.

Il lui a fallu six semaines avant de pouvoir marcher de nouveau après avoir été libérée de l’isolement. Encore aujourd’hui, deux orteils de son pied gauche sont encore engourdis.

Les gardes racontent des mensonges trompeurs

Lors de sa détention en isolement, Mme Sun a souffert de coups, d’électrochocs, elle a été menottée et suspendue, privée de sommeil et on lui a refusé d’utiliser les toilettes. On lui apportait seulement de la nourriture contaminée à manger. Elle a enduré ce traitement pendant près d’un mois.

Après être sortie d’isolement, son esprit était lent à réagir et elle sentait que son corps était froid et engourdi. Elle avait des vertiges du matin au soir et était souvent fatiguée. Sa mémoire a diminué de façon significative. Une personne autrefois intelligente et énergique a été torturée jusqu’à cet état.

Le garde Zhang Lei a profité de son état après la torture pour propager des mensonges, disant : « Elle est devenue une idiote entêtée à cause de la pratique du Falun Gong ».

3. Mme Sun Zhongli de la ville de Dalian

En juin 2012, Mme Sun Zhongli a entamé une grève de la faim de six jours juste après être arrivée à Masanjia. Elle a été soumise à du gavage cruel.

Alors qu’elle était à l’extérieur dans la cours de la prison, Mme Sun a crié : « Le Falun Gong est bon ! Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon ! Cesser la persécution du Falun Gong » Sa bouche a été immédiatement scellée et des codétenues l’ont ramenée à sa cellule. Lorsqu’elle a refusé de porter l’uniforme de la prison le lendemain matin, on a ordonné aux détenues de la forcer à le mettre.

La détenue Tan Qingmei a été assignée pour surveiller Mme Sun. Elle suivait Mme Sun partout, même jusque dans les toilettes. Elle signalait souvent Mme Sun aux gardes parce qu’elle clarifiait la vérité sur le Falun Gong. Mme Sun était ensuite réprimandée et punie en étant forcée de se tenir debout de 7 h à 19 h pendant près de deux semaines.

Lorsqu’un autre pratiquant a été forcé de lire les trois déclarations dénonçant le Falun Gong, Mme Sun a crié : « Le Falun Gong est droit ! » Les gardes Zhang Lei et Zhang Lili l’ont emmenée dans une autre pièce et l’ont giflée partout sur le visage à plusieurs reprises. Elle a ensuite été menottée et suspendue de 15 h à 21 h.


Reconstitution de torture : menotté à un lit

Fin 2012, Mme Sun a été placée en isolement pendant environ 12 jours. Elle a été menottée avec une main vers le haut et l’autre vers le bas et était incapable ni de se tenir debout, ni de s’accroupir. La main menottée vers le bas a enflé jusqu’à deux fois sa grosseur normale.

Mme Sun n’était pas autorisée à aller aux toilettes et était seulement autorisée à prendre 10 minutes pour manger.

Elle a été forcée de porter un uniforme affichant des mots diffamatoires contre le Falun Gong et forcée d’écouter la propagande calomniant le Falun Gong qui passait à répétition dans les haut-parleurs. Si elle tentait de clarifier la vérité sur le Falun Gong, les gardes l’a frappaient à coups de pieds et lui frappaient la tête avec une bassine. À un moment, elle a été si gravement battue que la bassine s’est brisée.

4. Mme Zheng Juxiang de la ville de Dalian

Soumise à la torture de « l’étirement »

Après avoir crié « Falun Gong est bon ! », Mme Zheng Juxiang a été cruellement battue par des gardes. Elle a ensuite été emmenée dans une pièce et persécutée avec la torture « d’étirement ».

En conséquence de la torture, elle souffrait d’une douleur atroce autour de la taille et au bras gauche. Longtemps après, elle a été incapable de s’allonger à plat ni de dormir sur le côté gauche. Elle ne pouvait marcher sans aide, sa jambe droite était faible et elle boitait en marchant. Elle avait souvent de la douleur à la poitrine et avait de la difficulté à respirer.

Menottée et suspendue dans une position douloureuse

Le 29 novembre 2012, Mme Zheng a été emmenée dans une pièce où le garde Zhang Huan lui a écarté les bras et lui a menotté les mains à un lit. Ses jambes étaient fixées contre le lit et son corps était penché en avant. Être menottée et suspendue dans une telle position provoquait une douleur atroce.

En janvier 2013, lorsqu’on lui a ordonné d’écrire un rapport critiquant le Falun Gong, Mme Zheng a écrit à la place sa propre expérience d’avoir bénéficié de la pratique. Le garde Zhang Huan s’est mis en colère et a de nouveau soumis Mme Zheng à la torture « d’étirement ».

5. Mme Chen Haibin de la ville de Dalian

Refus de soins médicaux

Mme Chen Haibin présentait des symptômes d’accident vasculaire cérébral et de maladie cardiaque. Elle se plaignait de douleur à la poitrine et de difficulté à respirer. Malgré ces symptômes graves, elle n’a pas été autorisée à sortir de l’isolement pour recevoir des traitements médicaux. Zhai, le directeur de l’Hôpital de Masanjia a falsifié le dossier médical de Mme Chen et a déclaré qu’aucune maladie n’avait été identifiée.

Ensuite, la garde Zhang Lili a menacé Mme Chen : « Il y a deux manières pour que tu sortes d’ici. Soit tu meurs, soit tu est libérée après avoir servi ta peine. »

De faux rapports cliniques

Le 10 décembre 2012, Mme Chen a de nouveau eu de la douleur à la poitrine et des problèmes respiratoires et elle a été envoyée à l’Hôpital de Masanjia pour un examen. Son ECG a indiqué un infarctus du myocarde et un épaississement du cœur. Cependant, le médecin a modifié le rapport ECG et l’a changé « d’anormal » à « normal ».

Le rapport falsifié a fait que Mme Chen est retournée en prison. Le lendemain, elle a été emmenée en isolement pour davantage de persécution.

Mauvais traitements, même pour les personnes gravement malades

Mme Chen était très faible et ne tenait pas debout. Cependant, les gardes ne l’ont tout de même pas laissée tranquille et l’ont chaque jour forcée à s’asseoir dans la position de « méditation » avec les deux jambes croisées. Si elle allongeait ses jambes ou refusait de s’asseoir, le garde Ma Jishan la frappait de ses souliers en cuir dur. Le garde Wang a suggéré avec malveillance : « Suspends-la pendant trente minutes et elle va abandonner. »

Un jour, Mme Chen a été forcée de s’asseoir dans cette position pendant 18 heures. Lorsque les gardes ont réalisé que Mme Chen n’allait pas renoncer à sa croyance, ils ont changé leur stratégie. Li, le directeur de la section, a semblé avoir de la bienveillance envers Mme Chen pour la tromper. Il lui a autorisé à décroiser les jambes et l’a même aidée à les masser. Ensuite, il a aidé Mme Chen à marcher dans la pièce et a dit : « Tu vois. Nous travaillons très dur ici et nous n’avons pas beaucoup de temps à passer chez nous. » Les gardes lui ont même apporté des œufs (un repas de « luxe ») en essayant de l’amadouer pour qu’elle se soumette à leur « demande » de renoncer au Falun Gong.

Forcée de prendre des médicaments

Alors que les médecins de la prison avaient fabriqué de faux rapports cliniques indiquant que le cœur de Mme Song était « normal », elle devait tout de même prendre des médicaments. Elle a demandé : « Pourquoi devrais-je prendre des médicaments si on me dit que je n’ai pas de problème ? » La garde Zhang Lili a répondu : « Même si on ne t’a pas identifié de problème de santé, tu as les symptômes, tu dois donc prendre les médicaments. »

Mme Song a été forcée de prendre des médicaments pour le cœur pendant six mois. Les médicaments ont affecté ses vaisseaux sanguins et il y avait des effets secondaires. Elle a perdu plus de 33 lbs (15 kg) en moins d’un an dans le camp de travail.

6. Mme Song Changmei de la ville de Dalian

La prisonnière Liang Guicun a été assignée à surveiller Mme Song Changmei et à rapporter ses actions aux gardes. Liang a tenté de forcer Mme Song à abandonner sa croyance dans le Falun Gong et lui a même ordonné de faire pareil à d’autres pratiquants.

Mme Song lui a dit : « Pourquoi tentes-tu de laver le cerveau des autres ? Est-ce parce que tu veux être libérée plus tôt ? Ne le fais pas. Tu ne peux pas rembourser ce genre de faute. » Au lieu de considérer son conseil, Liang l’a rapportée au garde.

Liang a utilisé la carte de crédit de Mme Song pour s’acheter de la nourriture pour elle-même et pour d’autres détenues. Mme Song n’était pas autorisée à acheter de la nourriture, parce qu’elle refusait de renoncer à sa croyance. Néanmoins, elle partageait la nourriture qu’on lui donnait avec d’autres pratiquants. À cause de cet acte de bonté, Liang l’a dénoncée à la garde Zhang Lili.

Zhang a exigé de savoir qui avait reçu la nourriture. Lorsque Mme Song a refusé de lui dire, Zhang l’a battue. Mme Song a subi une blessure à la cornée de son œil gauche, ce qui a provoqué une perte de vision. Le traitement médical pour la blessure coûte plus de 2 000 yuan, ce que Mme Song a dû payer elle-même.

Cruellement battue par des détenues et le médecin

Mme Song a refusé de réciter les règlements du camp de travail. Pour se venger, la garde Zhang Lili a ordonné aux détenues de la confiner dans une pièce et de la battre. Trois détenues ont empoigné son chandail et ont tenté de l’étouffer. Mme Song a presque été asphyxiée.

La détenue Zan Guilian a demandé : « Acceptes-tu de réciter les règlements ou non ? » Mme Song a répondu : « Je crois dans Authenticité-Bienveillance-Tolérance, pas dans le parti pervers. Je ne réciterai pas ces règlements. »

Trois détenues, Zhang Ying, Zan Guilian et Huang Yafei, lui ont donné des coups de pied et l’ont frappée jusqu’à ce qu’elle perde conscience. On a ensuite fait venir le médecin Ding Taiyong. Il a levé son poing et a frappé Mme Song au nez. Le coup a laissé des bleus importants autour de son nez et ses yeux saignaient.

De l’hypertension artérielle et une tumeur en raison des mauvais traitements

Mme Song était en bonne forme physique avant son emprisonnement. Après avoir souffert de ces mauvais traitements dans le camp de travail, elle a développé de l’hypertension et une tumeur de la grosseur d’un œuf au bras gauche. Elle a été emmenée à l’hôpital du camp de travail et plus tard dans un hôpital municipal pour des examens. Le traitement médical coûtait plus de 1 000 yuan.

7. Mme Kang Yuying de la ville de Dalian

Mme Kang Yuying était forcée de regarder des programmes calomniant le Falun Gong le jour et était emmenée dans une pièce pour davantage de lavage de cerveau la nuit. Fin 2012, comme elle refusait de renoncer à sa croyance, elle a été soumise à la torture.

Elle a été forcée de s’accroupir pendant plus de 11 h par jour pendant plusieurs jours. Ses jambes étaient gravement blessées et couvertes de bleus et de sang. Elle a également été menottée et suspendue par les poignets pendant des jours, ce qui lui a provoqué une douleur atroce dans tout le corps.

8. Mme Wang Xuemei de la ville de Dandong

Comme Mme Wang Xuemei refusait d’abandonner sa croyance dans le Falun Gong, elle a été menottée et suspendue pendant de longues périodes. Alors qu’elle était inconsciente en raison de la torture, les gardes lui ont pris les mains, la forçant à apposer ses empreintes digitales sur les soi-disant trois déclarations, qui statuaient qu’elle avait renoncé à sa croyance.

Mme Wang a fermement refusé de reconnaître les déclarations falsifiées et a entamé une grève de la faim qui s’est poursuivie pendant plus de trois mois. Elle a été cruellement gavée au cours de ce supplice.

9. Mme Wang Tan de la ville de Dandong

« Pas de toilettes si tu refuses d’être ‘transformée’ »


Reconstitution de torture : la torture de « déverser de l’eau »

En 2012, Mme Wang Tan a été emmenée dans une salle de torture. Elle a été menottée et suspendue par les menottes pendant de nombreuses heures et a perdu connaissance à deux reprises. Elle n’a pas été autorisée à dormir. Les gardes lui donnaient des coups de pied et l’a frappaient si elle fermait les yeux.

Mme Wang a entamé une grève de la faim pendant cinq à huit jours pour protester contre les mauvais traitements. Pendant cette période, les gardes ont déversé de l’eau dans sa gorge de force et ne l’ont pas autorisée à aller aux toilettes. Un garde a dit : « Pas de toilettes si tu refuses d’être ‘transformée’. Tant pis si tu tombes malade. »

Gelée dans une pièce sombre

Mme Wang a été confinée dans une pièce sombre et lugubre. Les gardes l’ont forcée à mettre un uniforme avec des mots qui dénigraient le Falun Gong.

C’était une froide journée d’hiver et elle portait très peu de vêtements et n’avait aucune nourriture à manger. Elle était forcée de s’asseoir sur le sol en béton froid. Ses doigts gelés étaient extrêmement douloureux.

Elle a été incarcérée dans cette pièce sombre pendant un mois. Au cours de cette période, elle a été envoyée à l’hôpital à quatre reprises en conséquence des blessures endurées sous la torture.

10. Mme Sun Guiqing de la ville de Dalian

Lorsque Mme Sun Guiqing a refusé de réciter les règlements du camp de travail, elle a été forcée de se tenir debout toute la journée comme punition. La garde Zhang Lili a fait en sorte que les détenues Zhang Ying, Zan Guilian et Huang Yafei l’ont battue cruellement, ce qui a aggravé sa maladie cardiaque. Elle avait également la diarrhée et vomissait souvent. Elle est devenue très faible en conséquence des mauvais traitements dans le camp de travail.

Fin 2012, en tentant de la forcer à abandonner sa croyance dans le Falun Gong, les gardes ont électrocuté Mme Sun avec une matraque électrique à l’arrière du cou. Après que sa famille ait parcouru une longue distance pour lui rendre visite, ils ne leur ont pas autorisé à la voir, parce qu’elle n’avait pas été « transformée ».

11. Mme Wang Shulan de la ville de Dalian

La garde Zhang Lili ordonnait souvent aux détenus de battre des pratiquants de Falun Gong. Parfois, elle donnait les coups elle-même, n’épargnant même pas les aînés qui étaient plus âgés que sa mère.

Mme Wang Shulan était âgée de plus de soixante ans. Zhang l’a giflée au visage plus d’une vingtaine de fois. Cela a fait bouger les dents de Mme Wang et elle était incapable de mastiquer la nourriture. Le garde Zhang Xueyong a aussi frappé Mme Wang au dos avec son pied, créant une grande plaie ouverte.

12. Mme Hao Qiujin de la ville de Dalian

Vers septembre 2012, Mme Hao Quijin a été emmenée dans une pièce et torturée pendant une période de soi-disant « combat de fortification » à Masanjia. Un autre jour, elle a été forcée de rester accroupie pendant une semaine. Elle souffre encore de douleurs aux genoux en conséquence de cette torture.

À un autre moment, elle a été soumise à la torture « d’étirement » pendant onze jours.

Refus de droit de visite familial

Le mari de Mme Hao a emmené leur fille et a conduit pendant près de cinq heures pour rendre visite à son épouse. Cependant, le droit de visite leur a été refusé à lui et à l’enfant, parce que Mme Hao n’avait pas été « transformée ».

De plus, les gardes ont fait croire que Mme Hao était celle qui ne voulait pas voir sa famille. Ils ont dit : « Les pratiquants de Falun Gong n’ont aucun sentiment et ils refusent de voir leur famille. »

En essayant de lui faire abandonner et renoncer à sa croyance, le garde a permis à Mme Hao de se tenir près de la fenêtre dans la salle d’isolement et de regarder son mari et sa jeune fille de loin.

13. Autres cas

(1) Mme Sun Xiuhua a été forcée de s’agenouiller pendant une journée entière et a ensuite été menottée et suspendue par les menottes.

(2) Mme Chen Guixiang de la ville de Dailian a été menottée et suspendue par les menottes.

(3) Mme Shen Xiangling de la ville de Shenyuan a été menottée et suspendue par les menottes, parce qu’elle pratiquait les exercices de Falun Gong. Les gardes lui donnaient souvent des coups de pied et des coups de poing. Dès qu’elle parlait du Falun Gong, les gardes l’a giflaient et la menaçaient : « Si tu parles encore du Falun Gong, nous allons te sceller la bouche avec du ruban adhésif et la coudre fermée ! »

Des crimes se sont produits tous les jours dans le camp de travaux forcés de Masanjia. Le nombre est incalculable. Ce qui est exposé ici n’est que la pointe de l’iceberg.

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2013/11/29/143435.html

Version chinoise : 败亡前的最后疯狂 马三家的罪恶

La torture que j’ai subie au camp de travaux forcés de Masanjia

Écrit par une pratiquante de la province du Liaoning

(Minghui.org) J’ai été illégalement arrêtée et soumise aux travaux forcés à trois reprises de 2000 à 2009. Chaque fois, j’ai été détenue dans le camp de travaux forcés de Masanjia. Ce qui suit est ce que j’ai vécu et que j’ai vu dans le camp.

La première condamnation au camp de travaux forcés de Masanjia: électrochocs, suspension, forcée à rester debout pendant de longues heures, privation de sommeil

En 2000, j’ai été envoyée au camp de travaux forcés de Masanjia pour la première fois. Afin de «transformer» les pratiquantes, les méthodes de torture les plus brutales sont utilisées. Pour les nouvelles arrivantes, les gardiens passent d’abord des vidéos de propagande pleine de mensonges calomniant Dafa. Si cela ne fonctionne pas, la torture commence: coups, insultes, électrochocs, isolement, menottes et prolongations de peine – tout cela pour leur faire renoncer à leur croyance.

Une vague intense de lavage de cerveau a eu lieu à la fin de 2002. Beaucoup de scélérats de tous les camps de travaux forcés de la province du Liaoning se sont réunis à Masanjia. Plus de 200 pratiquantes ont été soumises au lavage de cerveau forcé. On m’a fait m’accroupir et me tenir debout pendant de longues heures et j’ai également été menottée et suspendue.

Mes deux mains ont été menottées à un tuyau de chauffage et le bout de mes pieds pouvaient à peine toucher le sol. J’ai été suspendue à deux reprises, à chaque fois de deux à deux heures et demie. On m’a également fait tenir droite pendant cinq jours et cinq nuits. Je n’avais pas le droit de dormir et je n’étais pas autorisée à me déplacer. Mes jambes étaient tellement gonflées que j’avais de la difficulté à marcher.


Reconstitution de torture: menottée et suspendue

Les pratiquantes Mme Wang Fang et Mme Sun Suqing ont eu un lavage de cerveau avec moi. Elles ont également été menottées derrière le dos pendant plus de deux heures. En conséquence, les deux avaient des trous profonds dans le centre de leurs mains. Mme Sun a été ligotée dans la position du lotus (jambes croisées double) pendant 14 heures. Une autre pratiquante, qui était détenue au même étage que moi, a été ligotée avec les jambes croisées en double lotus pendant cinq jours, ce qui a provoqué la paralysie d’une de ses jambes. Nous la voyions tous les jours quand nous nous rendions au réfectoire en bas. Chaque fois qu’elle devait monter ou descendre les escaliers, deux personnes devaient l’aider. Une de ses jambes était complètement immobile et elle était à peine capable de faire glisser l’autre par terre.


Reconstitution de torture: ficeler

Un autre incident s’est produit dans la première moitié de 2001. Une pratiquante déterminée a été emmenée dans une pièce et on l’a obligée à se pencher avec le haut du corps vers l’avant. Un gardien grand et lourd s’est assis sur son dos et l’a cassé. Elle était paralysée et incapable de se tenir debout ou de s’asseoir. Elle devait être portée pour aller aux toilettes. Même dans cet état, elle était quand même détenue dans le camp de travail et n’a pas reçu de traitement médical.

Ma deuxième peine au camp de travaux forcés de Masanjia: bouche fermée avec du ruban adhésif pour me faire taire, isolement, perte de conscience en raison des coups, torture de l’«étirement»

À la fin de 2004, j’ai été de nouveau envoyée au camp de travaux forcés de Masanjia. Une fois, la compagne de pratique Yang Yanting et moi avons refusé d’écouter la bande sonore qui calomniait le Falun Gong. Li Mingyi, directeur de la division, nous a mises en isolement. Sur le chemin, un gardien m’a fermé la bouche avec du ruban adhésif et j’avais de la difficulté à respirer.

La cellule d’isolement faisait moins de trois mètres carrés. Il n’y avait pas de lit ou de linge de lit, seulement une natte de paille. Il faisait froid en mars et je n’avais pas de manteau. La nuit, le gardien ouvrait volontairement la fenêtre dans le couloir pour que le vent froid souffle à l’intérieur et nous gèle. Nous étions seulement autorisées à aller aux toilettes deux fois par jour. La nourriture se composait d’un gâteau de maïs cuit à la vapeur et de cornichons. Il n’y avait pas d’eau potable, nous étions incroyablement assoiffées. J’ai été confinée avec une autre pratiquante, Liu Hong. Je lui ai demandé si l’histoire était vraie que certaines pratiquantes avaient été torturées avec quatre brosses à dents liées ensemble et insérées dans leur vagin. Elle a dit que c’était vrai. Elle m’a ensuite dit ce qu’ils lui avaient fait pendant sa détention dans la ville de Dalian. Elle avait été déshabillée et recouverte d’un long manteau. Ses mains étaient menottées ensemble. Ils avaient poussé une brosse à chaussures et un gros bâton dans son vagin pendant plus d’une heure.


Reconstitution de torture: Brosser le vagin des pratiquantes avec une brosse à chaussure

En avril 2005, Su Jing, directeur du camp de travaux forcés de Masanjia, a ordonné «l’administration stricte» de celles qui refusaient d’être endoctrinées. Nous n’avions pas l’autorisation de quitter les cellules ou de recevoir la visite de nos familles. Nous ne pouvions pas avoir accès à un approvisionnement quotidien et toutes nos montres nous ont été enlevées. La nourriture était des galettes de maïs cuites à la vapeur, qui étaient très difficiles à mâcher. J’avais mal à la bouche lorsque je les mangeais. Une fois, j’ai ouvert un gâteau de maïs et j’ai vu qu’il était déjà en train de pourrir avec en plus une substance gluante et verte qui poussait à l’intérieur.

La gardienne Zhang Lei était en charge de l’équipe où je me trouvais et elle traitait très mal les pratiquantes. Nous n’avions pas l’autorisation de laver nos vêtements. Elle prenait immédiatement nos vêtements si elle apprenait que nous étions en train de les laver. Une fois que je lavais un de mes sous-vêtements, Zhang Lei a enlevé la bassine avec les sous-vêtements. Quand on a surpris la pratiquante Wang Huinan à laver ses vêtements dans les toilettes, le gardien Wang Shuzheng a crié après elle, a donné un coup de pied dans la bassine et l’a renversée.

Plusieurs pratiquantes ont fait une grève de la faim pour protester contre le traitement inhumain. Chaque jour, plus de dix gardiens les ont gavées. Normalement, ils mettaient le tube d’alimentation par le nez. Cependant, ils ont une fois ouvert la bouche de la pratiquante Li Baojie et y ont déversé de la nourriture. Mme Li a été incapable de respirer et a perdu connaissance. Elle est morte le lendemain à l’hôpital.


Illustration de torture: gavage inhumain

J’ai été deux fois rouée de coups alors que j’étais détenue. Une fois, la gardienne Zhang Lei nous faisait passer un moment difficile, j’ai essayé de l’arrêter. J’ai dit: «S’il vous plaît ne nous traitez pas de cette façon. Nous sommes toutes de bonnes personnes.» Elle est partie et est revenue avec un groupe de gardiens. Elle m’a ordonné: «Prends tes affaires et suis-moi.» J’ai dit: «Je ne vais nulle part.» Ils ont commencé à me battre jusqu’à ce que je perde connaissance. Une autre fois, les gardiens ont perquisitionné les biens des pratiquantes et ont ensuite fait des fouilles corporelles. J’ai crié: «Falun Dafa est bon!» Les gardiens m’ont fermé la bouche avec du ruban adhésif et m’ont attaché les mains derrière le dos. Je n’ai pas été libérée avant l’après-midi.

Les pratiquantes déterminées sont détenues au premier et au deuxième étages. Celles du deuxième étage ont toutes dit ensemble «Falun Dafa est bon!» plusieurs fois. Plus de 100 pratiquantes ont crié ensemble, et le son semblait ébranler le ciel et la terre. Il y avait environ 40 pratiquantes au premier étage. Nous avons également crié ensemble plusieurs fois: «Falun Dafa est bon!» Au début de la nouvelle année chinoise 2006, aux alentours de minuit, nous avons crié: «Bonne année, Maître!»

En février 2006, Su Jing, directeur du camp de travail, a préparé plusieurs méthodes de torture, l’une étant le lit de la mort. Les pratiquantes déterminées étaient attachées à des lits pendant 24 heures par jour avec leurs membres étirés et fixés en place. Elles n’étaient pas autorisées à manger ou à aller aux toilettes. Les gardes les gavaient. Il y avait un trou au milieu du lit qui était relié à un pot portable. La pratiquante devait saluer le gardien si elle avait besoin d’utiliser le pot portable. Les pratiquantes Teng Shiyun et Liu Zhenwen, qui se trouvaient dans la cellule avec moi, ont été torturées avec le lit de la mort. Liu Zhenwen a été trois jours sans saluer le gardien et n’avait pas d’autre choix que de souiller son pantalon. Une pratiquante de la ville de Dalian a été liée au lit de la mort pendant six mois.


Reconstitution de torture: lit de la mort

En 2006, on a organisé une «équipe de travail» composée de plus de 20 gardiens du camp de travail de Masanjia. Ils battaient les pratiquantes chaque jour pour nous forcer à suivre toutes les règles du camp, comme le port de l’uniforme de la prison, porter les insignes de la prison, s’asseoir sur de petits tabourets, faire du travail d’esclave et saluer les gardiens à l’entrée. Comme nous avons refusé de saluer les gardiens à l’entrée, les pratiquantes dans notre cellule ont été privées de nourriture, on les a empêchées d’aller aux toilettes et de dormir pendant deux jours. Le premier jour nous avons seulement eu l’autorisation d’aller aux toilettes après minuit. Le deuxième jour, nous avons seulement eu l’autorisation d’utiliser les toilettes après 2h du matin, on nous obligeait à nous asseoir sur un tabouret ou alors, les gardiens nous frappaient. Une pratiquante de la ville de Dalian a été giflée 20 fois parce qu’elle avait refusé de s’asseoir sur le tabouret.

Les gardiens forçaient les pratiquantes à porter l’uniforme de la prison chaque matin et battaient celles qui refusaient de le faire. La pratiquante Mme Teng Shiyun a perdu la vue dans un œil en raison d’un passage à tabac par le gardien Liu Yong.

Les gardiens ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour nous forcer à abandonner notre croyance. Wang Huainan et moi avons été entraînées dans le bureau des gardiens. Plusieurs gardiens sont venus et nous ont battues, nous, deux petites femmes. Après nous avoir giflé le visage tellement fort que nous en tombions, ils nous relevaient et nous battaient à nouveau. Nous leurs avons dit: «Arrêtez de nous battre. Cela ne vous fait pas du bien.»

Le gardien Fan Yakui était le pire et a même enlevé les deux vestes minces que je portais. Après avoir été battues, nous avons été enfermées dans une pièce et «étirées.» Nos bras étaient étirés et attachés à deux lits avec un dans le haut et l’autre vers le bas, nous ne pouvions pas tout à fait nous tenir debout ou nous asseoir et nous devions nous accroupir. Les deux bras sont généralement tellement étirés que les tendons de la victime se cassent souvent, ce qui était l’idée, selon les gardiens. Ce jour-là, outre moi-même, les pratiquantes Mmes Wang Yulan, Yang Liwei et Yang Cunjiao ont toutes été «étirées.» J’ai été torturée comme ça pendant 12 jours.


Reconstitution de torture: étirement

Si nous refusions de faire un travail d’esclave nous étions battues. Après avoir refusé, le gardien Liu Yong m’a levée et m’a jetée contre un poteau. Une bosse de la taille d’un œuf est immédiatement apparue sur ma tête. Ensuite, j’ai été traînée dehors et forcée de me tenir debout sans bouger. Plus tard, quand j’ai reçu l’ordre de faire le travail, j’ai de nouveau refusé. Plusieurs gardiens m’ont frappée. Ils m’ont frappée et je suis tombée et j’étais incapable de respirer. J’ai crié fort: «Falun Dafa est bon! Maître, aidez-moi!» Soudain, ils sont repartis. À ce moment-là, j’avais cinq ou six bosses de la taille d’une noix sur la tête et j’étais couverte d’ecchymoses.

Le lendemain, je refusais toujours de faire le travail. Deux gardiens m’ont traînée dans une pièce et ont commencé à me gifler. Ils ont affirmé qu’ils ne s’arrêteraient pas tant que je n’abandonnerais pas. Quand ils étaient fatigués et avaient mal aux mains, ils utilisaient des tapettes à mouche pour me battre. Je n’arrêtais pas de leur dire: «Ne traitez pas les pratiquantes de cette façon. Ce n’est pas bon pour vous!» Ils refusaient d’écouter et ont continué à me battre. J’ai commencé à crier de nouveau: «Falun Dafa est bon!» J’ai vu la tapette à mouches être arrachée par une force invisible. Puis les gardiens ont arrêté de me battre. J’ai été enfermée dans une pièce et soumise à la torture de l’étirement.

Les pratiquantes Mmes Wang Huainan et Yang Liwei ont également été soumises à la torture de l’étirement parce qu’elles avaient refusé de faire un travail d’esclave. Quand d’autres dans la cellule ont vu à quel point nous étions torturées sévèrement, elles ont également refusé de coopérer.

Dans les jours suivants, nous avons reçu l’ordre de porter les insignes de la prison. Dans la matinée, ils ont mis les badges sur tout le monde et peu après nous les avons jetés. Parfois, les gardiens cousaient même les insignes sur nos vêtements, mais nous les arrachions quand même. À l’époque, la pratiquante Mme Yang Liwei et moi avons subi les coups les plus sévères. Un gardien m’a frappée au visage si violemment que mon visage a été tuméfié et une de mes dents s’est cassée. Mme Yang a subi un passage à tabac encore plus sévère. Elle a dit qu’elle avait l’impression que sa tête allait exploser. Pendant deux semaines, nous avons refusé de coopérer. Ensuite, cinq d’entre nous, y compris Mme Yang Liwei, Mme Wang Huainan et Mme Yang Cunqiao, avons été détenues en isolement et soumises à la torture de l’étirement. Mme Yang Cunqiao, qui s’était organisée avec les pratiquantes dans la cellule pour empêcher les gardiens de persécuter les pratiquantes, a eu un os de la cheville blessé en raison des coups de pied donnés par un gardien. Au lieu de l’envoyer voir un médecin, ils l’ont soumise à la torture de l’étirement, ce qui lui a provoqué une claudication pendant une longue période.

Une nuit, alors que j’étais encore «étirée», un gardien a ouvert mes menottes et m’a emmenée dans une pièce recouverte de bandes dessinées perverses calomniant le Maître. Il m’a menottée à un tuyau de chauffage et a passé une cassette vidéo calomniant le Maître. J’ai crié fort: «Falun Dafa est bon!» Li Mingdong, le gardien, a bourré ma bouche de chiffons sales utilisés pour nettoyer le sol. Plus tard, le gardien Ma Jishan m’a ouvert la bouche de force avec un bâton et m’a demandé si j’allais encore crier. J’ai dit que je le ferais. Je n’ai pas été libérée avant 2 heures du matin. À ce moment-là, j’étais couverte de sang. J’ai été ramenée à la cellule et remise à la torture de l’étirement. Enfin, quand il était presque l’aube, on m’a permis une courte sieste, mais ils n’ont pas enlevé les menottes. J’ai été «étirée» pendant 36 jours, Mme Wang Huainan, pendant plus de 40 jours et Mme Yang Liwei, pendant plus de 20 jours. En fin de compte, un de mes bras a été paralysé.

À la même époque, une pratiquante qui avait entamé une grève de la faim a été gavée, et le gardien Ma Jishan lui a cassé une de ses dents volontairement à l’aide d’un levier. Une autre pratiquante a été soumise à une version spéciale de la torture de l’«étirement.» Non seulement ses bras étaient menottés, mais aussi une de ses jambes. Elle ne pouvait pas redresser son autre jambe pour soutenir son poids, ce qui a occasionné une coupure profonde dans sa jambe, à cause des menottes. Après seulement une journée d’être torturée de cette façon, sa jambe a été paralysée. Chaque jour, elle devait être transportée, faute de quoi elle devait ramper. D’août à septembre 2006, lorsque les gardiens effectuaient un lavage de cerveau, cette pratiquante a persisté dans sa croyance et a été torturée. Liu Yong, un gardien, lui a donné un coup de pied au visage et lui a mis ses mégots de cigarette dans la bouche.

La troisième peine au camp de travaux forcés de Masanjia: bouche fermée avec du ruban adhésif, être menottée à un cadre métallique, bras cassé

Quand j’ai été emmenée au camp de travail pour la troisième fois, j’ai crié: «Falun Dafa est bon.» Zhang Huan, adjoint de la division, m’a donné des coups de poing et m’a frappée. Il m’a fermé la bouche avec du ruban adhésif, ce qui m’a fait presque suffoquer. Puis j’ai été emmenée dans une pièce qui servait de réserve et menottée à un cadre métallique.

Deux heures plus tard, Zhang Jun, le directeur de la division, Zhang Huan, le directeur adjoint et Zhang Danhui, un gardien, m’ont emmenée dans une autre pièce. Ils m’ont dit qu’ils n’essaieraient pas de me «transformer» et me laisseraient tranquille tant que j’acceptais de réciter les règlements du camp de travail et de faire le travail forcé. J’ai refusé et j’ai dit: «Je n’ai violé aucune loi. Il est illégal de me retenir ici. Je ne ferai aucun travail.»

Ils ont commencé à me battre et à me frapper. Zhang Jun a frappé mon poignet si fort qu’il a cassé. J’ai été battue à en tomber par terre. Quand ils m’ont levée, mon poignet cassé tombait et l’os sortait. Ma main pendait. Le médecin de la clinique l’a confirmé et j’ai été emmenée à l’hôpital. Le spécialiste des os n’était pas là. Un chirurgien a essayé deux fois de repositionner l’os fracturé et l’a mis dans le plâtre sans me donner aucun antidouleur. Deux mois plus tard, quand le plâtre a été enlevé, ma main pendait comme avant. Ils ont mis un autre plâtre sur mon poignet pendant plus de cinq mois, jusqu’à ce que je sois libérée.

Quand on m’a ramenée dans le camp avec un plâtre, ils ne voulaient toujours pas me libérer pour raison médicale. J’ai été détenue seule dans une pièce avec un bras menotté à un lit pendant deux semaines. Plus tard, parce que j’avais des saignements à l’estomac en raison de la dureté des petits pains à la vapeur que nous avions à manger, j’ai été autorisée à rentrer chez moi plus tôt.

Ce qui précède est ce que j’ai vécu dans le camp de travail de Masanjia. C’est seulement une petite partie des atrocités faites aux pratiquantes de Falun Gong. Les crimes qui ont lieu dans les camps de travail sont innombrables et beaucoup de pratiquants sont torturés dans des endroits isolés parce que les gardiens là-bas ont peur que leurs crimes soient dénoncés.

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise: http://en.minghui.org/html/articles/2013/7/25/141245.html

Version chinoise: 在马三家遭受的种种酷刑

Les crimes commis au camp de travaux forcés de Masanjia sont soutenus par l’argent et les récompenses du PCC

Écrit par Feiyu

(Minghui.org) L’article du Lens choque les lecteurs avec les atrocités commises à l’intérieur de Masanjia.

Le magazine chinois Lens a publié un article exclusif le 7 avril 2013, qui documentait les méthodes de torture utilisées au camp de travaux forcés pour femmes de Masanjia dans la province du Liaoning, en Chine. Intitulé « Sortir de Masanjia », cet article détaillé a été réimprimé de nombreuses fois par les principaux sites chinois, y compris Sina, Sohu, Tengxun et 163. Ces sites web en ont modifié le titre, mais ont gardé le contenu largement inchangé.

L’article du Lens se focalise sur plusieurs victimes de Masanjia qui ont été détenues pour avoir fait appel au gouvernement, mais il n’a délibérément pas fait mention des pratiquantes de Falun Gong qui composent la majorité des détenues de Masanjia.

Bien que n’abordant pas la situation des pratiquantes de Falun Gong, l’obscur côté de Masanjia dépeint dans l’article du Lens, a quand même donné des frissons à beaucoup de gens, et certains pourraient même ne pas arriver à croire que Masanjia puisse être aussi pervers et que les gardes n’y aient plus aucune humanité, se demandant comment ils peuvent être aussi cruels en recourant à des méthodes aussi brutales pour torturer leurs victimes.

Tandis que les lecteurs de l’article du Lens étaient encore sous le choc des crimes commis à Masanjia et les condamnaient, un documentaire intitulé « Au-dessus de la tête des fantômes : les femmes du camp de travail Masanjia » a été pour la première fois diffusé en ligne le 1er mai, et a remis Masanjia sous les projecteurs.

Les atrocités commises à Masanjia ont été largement rapportées dans les médias étrangers, dès 2000. Le camp de travail a gagné une notoriété croissante tandis qu’il intensifiait sa torture des pratiquantes de Falun Gong.

En Chine cependant, Masanjia a été déguisé et embelli. Ses atrocités contre les pratiquantes de Falun Gong détenues ont fait gagner au camp de nombreuses distinctions et des crédits publics importants de l’ancien chef du Parti de la communauté chinoise Jiang Zemin et ses complices. Le soutien du PCC à ce camp de travail criminel souligne l’hypocrisie et la ruse du régime.

Le régime communiste distribue de généreux soutiens financiers à Masanjia

L’article du Lens indiquait que « les bâtiments du camp de travail avaient été construits en 2000 et qu’ils avaient l’air très spacieux et lumineux. » Voici la vérité derrière les bâtiments de Masanjia.

Après avoir inspecté Masanjia début 2000, Wang Maolin et Dong Yufa, deux fonctionnaires du Bureau 610 central, ont chanté les louanges de la persécution du Falun Gong par le camp et remis un rapport détaillé à Jiang Zemin. Jiang a, peu après, affecté six millions de yuan au camp de travail et a ordonné au chef du Bureau 610, Liu Jing, de mettre en place dès que possible « la base d’éducation par la réforme de Masanjia ». Le projet a plus tard été gonflé jusqu’à 10 millions de yuan et il a été demandé à la province du Liaoning de combler le déficit de financement.

En outre, pour chaque pratiquant de la province du Liaoning envoyé à Masanjia, le gouvernement local a dû verser 10 000 yuan au camp de travail. D’octobre 1999 à avril 2004, Masanjia a abrité plus de 4 000 pratiquants. En d’autres termes, les fonds injectés dans Masanjia et venant des gouvernements locaux à l’intérieur de la province ont atteint plus de 40 millions de yuan.

Un haut fonctionnaire du bureau judiciaire de la province du Liaoning a fait une fois remarquer, lors d’une réunion de « libération de détenues » en 2004 que « La dotation financière utilisée pour traiter le Falun Gong a dépassé celle nécessaire pour mener une guerre. » À cette époque, la persécution n’avait lieu que depuis à peine cinq ans. Elle dure à présent depuis 14 ans, et on ne peut que déduire combien de sommes supplémentaires ont été consacrées à la persécution de la pratique.

Les impitoyables attaques de Masanjia sur les pratiquantes ont obtenu la faveur du Bureau 610 central

Pourquoi Masanjia a-t-il reçu un traitement si spécial du Bureau 610 central ? Principalement en raison de ses efforts impitoyables à faire souffrir les pratiquantes de Falun Gong.

Dans les premières années de la persécution, la plupart des pratiquants ont été détenus dans les camps de travail du régime. Alors que d’autres camps de travail réfléchissaient encore quoi faire avec ces gens innocents, Masanjia avait déjà mis en place un système de torture et de lavage de cerveau. Ses tactiques contre le Falun Gong ont reçu le soutien et les éloges de Jiang Zemin. Pas étonnant que le régime communiste ait continué à y injecter de l’argent et à l’arroser de récompenses et de reconnaissance.

Le chef du Bureau 610 central, Liu Jing, et le secrétaire du Comité des affaires politiques et juridiques, Luo Gan, sont allés à Masanjia à plusieurs reprises pour en apprendre davantage sur les nouveaux développements dans leurs tactiques anti-Falun Gong. Le duo a même personnellement dirigé les gardiens pour faire pression sur les pratiquants afin de leur faire abandonner leur croyance. Masanjia a une fois diffusé le discours de Liu Jing, qui était plein de mensonges et de calomnies à propos du fondateur du Falun Gong.

Luo Gan et Liu Jing ont aidé à propager les tactiques de Masanjia à d’autres camps de travail dans la province du Liaoning, et plus tard ils les ont popularisées dans le reste du pays. En conséquence, tous les camps de travail ont intensifié leurs attaques contre les pratiquants de Falun Gong.

Masanjia est ainsi devenu l’« enfant modèle » dans la persécution du Falun Gong en remportant le soutien de Jiang et de par son propre dévouement à la politique de Jiang.

Les méthodes de torture rapportées dans l’article du Lens ne peuvent pas se comparer à celles utilisées sur les pratiquantes

Une torture mentionnée dans l’article du Lens concernait des victimes ayant reçu l’ordre de s’asseoir sur de petits tabourets pendant deux heures, tout en récitant le règlement du camp.

Lorsque la même torture était utilisée sur les pratiquantes de Falun Gong, elle était beaucoup plus brutale. En fait, les pratiquantes étaient souvent forcées à s’asseoir sur des petits tabourets pendant près de 20 heures par jour, parfois pendant plusieurs mois d’affilée.

Masanjia a même promu cette méthode à l’ensemble du pays. En 2005, la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan a envoyé un groupe de cadres à Masanjia pour se renseigner sur ses méthodes de torture. Au retour, les délégués ont non seulement adopté cette « méthode du petit tabouret », mais l’ont portée au niveau suivant. Les pratiquants du Yunnan devaient rester assis droits sur de petits tabourets sans bouger pendant de longues périodes. Le moindre mouvement amenait des coups brutaux. Souvent, ils n’étaient pas libérés jusqu’à ce que leurs fesses se soient infectées et suintent du pus.

Selon un document classifié du Bureau 610 central et du Ministère de la justice, de novembre 2011, Masanjia avait reçu un total de plus de 500 visiteurs venus de 25 provinces au cours de 31 voyages au camp de travail.

Ce qui a été exposé dans l’article du Lens n’était qu’un aperçu. Des entretiens ultérieurs avec les victimes mentionnées dans l’article ont révélé des détails encore plus choquants.

Gai Fengzhen du district de Tiexi à Shenyang, province du Liaoning, était l’une des victimes mentionnées dans l’article du Lens, qui a été détenue deux fois à Masanjia pour avoir fait appel. Elle a dit : « Dans la soirée du 9 ou 10 septembre 2008, aux alentours de 21 h 30, en allant à la salle de bain, j’ai vu des gardiens torturer deux pratiquantes de Falun Gong. Six d’entre eux s’acharnaient sur une pratiquante du nom de Zhang. Ils ont utilisé des cotons tiges et des pinces pour en bourrer ses organes génitaux. En fin de compte, ils ont battu une pratiquante à mort. »

« Six hommes portant des gants blancs ont emmené son corps, mais nous ne connaissions pas son nom. Plusieurs d’entre nous les ont vus emportant son corps. Le chef de la Division de la sécurité du camp de travaux forcés de Masanjia était également présent. »

« Nous avons vu les gardes enterrer quelque chose derrière le camp. Le lendemain, nous les avons vu déterrer des vêtements tâchés de sang – c’était un uniforme de détenue. Nous en avons ensuite parlé au parquet de Chengjiao et fait venir le procureur dans le camp de travail pour rassembler des preuves, mais les fonctionnaires du parquet et de Masanjia ont les uns et les autres nié cette mort. »

Masanjia et ses dirigeants ont reçu de nombreuses récompenses pour leurs efforts contre le Falun Gong

Jiang Zemin et ses complices ont arrosé Masanjia de nombreuses récompenses, et ouvertement célébré ses attaques brutales contre le Falun Gong.

Le 26 février 2001, plusieurs agences du gouvernement central, y compris le Département de l’organisation et le Département de la propagande du Comité central du Parti, le Comité des affaires politiques et juridiques, le Ministère de la sécurité publique, le Ministère des affaires civiles, le Ministère des ressources humaines et le Bureau 610 central, ont tenu une conférence au grand palais du peuple. Su Jing, chef de la division 2 du camp de travail de Masanjia, a été invité à faire un rapport. Bien sûr, elle n’a pas mentionné la torture des pratiquantes de Falun Gong ayant cours à Masanjia. Elle a décrit la brutalité comme « prendre soin d’elles tendrement ».

La division 2 a reçu de nombreuses récompenses, y compris celle du Poste modèle de civilisation de la ville de Shenyang, le Groupe modèle anti-Falun Gong au niveau du pays et de la province, le Groupe du drapeau rouge de la province du Liaoning, le Groupe modèle de réforme du système d’éducation judiciaire, et le Mérite de niveau 2 du Bureau judiciaire de la province du Liaoning.

Su Jing elle-même a également reçu d’innombrables récompenses, y compris d’Éducatrice exceptionnelle du Bureau judiciaire, d’Agent de police méritoire au sein du système politique et juridique de la province, et de Fonctionnaire exceptionnelle de la province du Liaoning.

Remarques finales

Masanjia n’est pas le seul camp de travail soutenu par l’argent et la gloire du régime. Toutes les prisons et les camps de travail qui persécutent les pratiquants de Falun Gong sont mus par des intérêts pécuniers et de reconnaissance. Les crimes se poursuivent en raison du soutien du PCC. Le mode de fonctionnement habituel du PCC est d’utiliser quelqu’un pour faire son sale boulot, et d’inciter ses suiveurs à exécuter ses politiques en les récompensant avec de l’argent et la gloire.

Traduit de l’anglais en Europe

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2013/6/12/140460.html
Version chinoise : 中共用金钱和名利支撑起来的罪恶马三家

Dissoudre le mal avec la pensée droite dans le camp de travaux forcés de Masanjia

(Minghui.org) Lors de la 18e conférence du Parti, il y avait quelques bannières à la gloire du Parti suspendues dans notre région. J’ai décidé de m’en débarrasser en émettant la pensée droite de sorte que les êtres ne soient pas interférés et puissent apprendre les faits sur le Falun Gong. J’ai passé davantage de temps à émettre la pensée droite et cela s’est avéré efficace.

Cependant, une des banderoles tenait bon. Un jour, après avoir émis la pensée droite pendant un mois, j’ai senti que l’énergie était très forte. J’ai demandé au Maître de me gratifier de plus de capacités divines et de pouvoir utiliser la capacité de télékinésie pour enlever la banderole et éliminer l’esprit pervers du régime de sorte que les êtres soient sauvés. Après avoir eu cette pensée, j’ai senti que mon corps entier était entouré d’énergie. Vingt minutes plus tard, j’ai eu le sentiment que la banderole était détruite. Le second jour, je suis revenue et j’ai vu qu’une des extrémités de la banderoles était tombée et qu’elle tenait par l’autre extrémité. Aux heures du matin, je suis sortie et l’ai enlevée.

J’ai été détenue dans le camp de travaux forcés de Masanjia. Ce qui suit est mon expérience d’éliminer les êtres pervers dans le camp de Masanjia en émettant la pensée droite.

Le drapeau sanglant tombe

Dans le camp de travail de Masanjia, j’ai été détenue dans une salle glaciale au quatrième étage où l’eau pouvait facilement se transformer en glace. Il faisait si froid que même les gardes ne pouvaient le supporter. J’étais surveillée vingt quatre heures sur vingt-quatre par les collaboratrices. La fenêtre arrière donnait sur une cour vide où un mât était érigé.

Un jour, à midi, j’ai vu les gardes ordonner à des personnes illégalement détenues dans les trois équipes de se mettre en rang et de crier des slogans du PCC, se préparant à lever le drapeau. J’ai immédiatement pensé aux paroles du Maître :

« Un bouddha est tellement puissant que d’un geste de la main il pourrait effacer les maladies de toute l’humanité. » (« Septième conférence » Zhuan Falun)

Je suis une disciple du Maître et je ne devrais pas permettre que les esprits des êtres soient empoisonnés. J’ai détourné le visage et levé une paume. J’ai demandé au Maître de me donner plus d’énergie et le pouvoir de dissoudre tous les êtres pervers et l’esprit du communisme qui utilisaient son drapeau sanglant pour empoisonner les êtres. La cérémonie du lever de drapeau ne devait pas réussir. Une fois que cette pensée a émergé, mon esprit s’est fixé sur le mot « Mie ». (NdT : éliminer)

Quelques minutes plus tard, j’ai vu avec mon troisième œil que le drapeau était tombé. Cependant, je n’étais pas sûre que ce soit vrai, puisque je l’avais vu avec mon troisième œil. Puis, j’ai entendu des collaboratrices crier : « Le drapeau tombe ! » Toutes regardaient par la fenêtre. J’en suis venue à réaliser que le Maître compatissant m’encourageait en me laissant voir le drapeau tomber grâce à mon troisième œil. À partir de ce moment, jusqu’à ce que je parte, ils n’ont plus jamais levé le drapeau.

J’ai eu des pensées droites beaucoup plus puissantes.

La chanson qui promeut le Parti pervers est arrêtée

Dans le camp de travail de Masanjia, chaque jour, à l’heure du repas, les gardes demandaient à chacune de chanter une chanson écrite pour promouvoir le parti pervers avant de manger. J’ai vu cela très clairement au quatrième étage et demandé au Maître de m’aider. J’ai calmement récité les formules pour émettre la pensée droite et totalement éliminer les êtres pervers derrière les chansons perverses. J’ai aussi appelé le nom de chaque garde pour désintégrer les êtres pervers derrière elles. Dans la plupart des cas, j’ai pu faire cesser les chansons.

Parfois, lorsque j’appelais le nom de la garde, je lui demandais de ne pas penser à leur faire chanter la chanson. Puis les détenues n’avaient effectivement pas à chanter la chanson avant de pouvoir prendre leurs repas. Parfois, les gardes ordonnaient aux détenues de marcher en ligne. J’émettais la pensée droite et cela aussi était annulé.

Les gardes ont crié : « Elle a détruit les déclarations ! »

Le quatrième étage du camp de travail de Masanjia est un endroit spécial où les pratiquantes étaient torturées. J’ai été détenue dans une petite salle pendant une longue période et pouvais entendre les pratiquantes crier et pleurer et les jurons des gardes ainsi que les cris des pratiquantes battues à coups de matraques électriques. C’était extrêmement terrifiant et brutal. Dans un tel environnement, j’ai récité le Fa et émis la pensée droite en fonction des sons différents que j’entendais. C’était très puissant.

J’ai appris qu’une pratiquante emmenée récemment était torturée. J’ai demandé l’aide du Maître pour aider la pratiquante à garder la pensée droite et des actions droites et ne pas coopérer avec les gardes. Les pratiquants ne devraient marcher que sur le chemin arrangé par le Maître. J’ai maintenu la pensée droite et j’ai entendu les gardes mauvais crier avec colère : « Elle a détruit les déclarations ! » Je savais que c’était le résultat de la pratiquante aidée par le Maître.

« Pourquoi la matraque électrique ne fonctionne t-elle pas ? »

Un jour, j’ai été torturée en étant suspendue en haut d’un lit superposé, mon dos face au lit. Une garde a pris une matraque électrique pour me choquer sous les aisselles. J’ai demandé l’aide du Maître et j’ai émis la pensée droite pour que la matraque ne fonctionne pas. Évidemment, la garde n’a pas pu faire marcher la matraque, peu importe comment elle essayait. Elle était si en colère que son visage est devenu rouge. Elle a crié : « Que se passe t-il ? Je ne peux pas la mettre en marche ! » Elle a dû repartir avec la matraque.

Le directeur était sur le point de me battre mais il n’a pu bouger la main

Pendant le Nouvel An chinois 2011, le responsable du camp de travaux forcés de Masanjia est venu voir comment chaque équipe fonctionnait. Le chef de l’équipe où j’étais détenue l’accompagnait. Le directeur était un homme fort et les collaboratrices m’ont demandé de le saluer. J’ai répondu : « Falun Dafa Hao. » [Falun Dafa est bon !] Il a levé la main et était sur le point de me frapper. J’ai senti que le Maître m’aidait. J’ai récité la formule de la pensée droite. Il n’a pu que lever la main, mais n’a pas pu me frapper. Puis, il a fait demi-tour et est parti. Je savais que le Maître avait dissout la tribulation pour moi.

Les gardes ont changé d’avis

Un après-midi, une collaboratrice qui surveillait mes activités m’a dit qu’elle devait demander à quelqu’un d’autre de la remplacer dans la nuit. Je lui ai demandé ce qui se passait. Elle a répondu que le directeur lui avait demandé de donner une conférence pour les pratiquantes qui refusaient d’être transformées. J’ai déclaré : « Tu as été transformée. Maintenant, tu vas diffuser la pensée malfaisante aux autres. Tu as doublement tort et a attiré beaucoup de karma sur toi. » Lorsqu’elle a fait des excuses, j’ai dit que quoi qu’elle pouvait dire, elle aidait les gardes à faire le mal. Je devais l’empêcher d’agir ainsi. Puis, j’ai commencé à émettre la pensée droite. J’ai appelé son nom et éliminé tous les êtres pervers derrière elle.

En conséquence, avant que la classe ne débute, elle a pleuré et est revenue. Je lui ai demandé ce qui s’était passé. Elle a répondu que le directeur responsable de la fabrication l’avait arrêtée parce qu’il voulait que les détenues dorment tôt, puisqu’elles devaient travailler le lendemain. La production devait être bien assurée. Je savais que c’était le Maître qui m’avait aidée.

Depuis, les gardes ne lui ont plus jamais demandé de donner une conférence.

Traduit de l’anglais en Europe

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2013/6/6/140320.html
Version chinoise : 在马三家黑窝发正念解体邪恶的故事