J’ai enduré une torture inhumaine dans la prison pour femmes de Shanghai

Écrit par Mme Sun Zhuoying, pratiquante de Falun Gong à Shanghai, en Chine

(Minghui.org) Mme Sun Zhuoying a été condamnée à cinq ans de prison pour avoir, le 13 mai 2011, accroché une banderole commémorant la 12e journée mondiale du Falun Dafa.

Lors de son incarcération à la prison pour femmes de Shanghai, la femme de 65 ans s’est vue infliger des tortures inhumaines pour son refus de renoncer à sa foi en Falun Dafa, discipline spirituelle persécutée par le régime communiste chinois. Elle a subi en conséquence de graves atteintes à sa santé.

Après sa libération en mai 2016, Mme Sun a écrit le récit suivant de son expérience.

Enveloppée dans du ruban d’étanchéité et violemment battue

Un jour en prison j’ai crié : « Falun Dafa est bon ! » La capitaine de la prison l’a appris et a ordonné à des détenues de me fourrer un chiffon sale dans la bouche et de m’envelopper dans des couches de ruban d’étanchéité – ma bouche, mes oreilles, ma tête, mes jambes et mes pieds, les mains liées derrière le dos.

Elles ont battu ma tête avec des objets lourds tout en m’insultant. Cela a duré environ deux heures jusqu’à ce que je m’évanouisse.

Les coups m’ont fait saigner abondamment et devenir incontinente. J’ai été transférée à l’hôpital carcéral de la ville de Shanghai.

Forcée à rester debout dix-huit heures par jour

Après avoir été ramenée à la prison, la capitaine m’a parlé tous les jours. Elle m’a ordonné d’écrire une déclaration abjurant ma croyance en Falun Dafa. J’ai refusé et j’ai été placée à l’isolement pendant plusieurs jours.

Dans la cellule, j’étais forcée de me tenir debout dix-huit heures par jour de 05h30 jusqu’à minuit, face à un mur. On m’accordait deux pauses de 10 minutes pour le déjeuner et le dîner. Les détenues me maudissaient constamment, m’insultaient et me battaient.

Quelques jours plus tard, elles m’ont forcée à rester immobile en position accroupie dans un petit espace qu’elles avaient tracé sur le sol. Elles ont continué à me maudire, me battre et me donner des coups de pied bien après minuit tous les jours.

Quand elles ont constaté que je n’étais toujours pas ébranlée par leur violence, elles m’ont traînée dehors pour être interrogée par le policier de service.

Traitement fréquent à l’hôpital

Je dormais à côté d’un pot de chambre chaque nuit. Les gardes me permettaient rarement de vider le pot et cela sentait mauvais.

J’étais forcée à me lever à 4h00 chaque jour et on ne me donnait qu’une tasse d’eau pour me nettoyer la bouche et deux pour me nettoyer le visage.

Elles ont fabriqué un petit tabouret spécialement pour moi, qui me serrait les hanches lorsque je m’asseyais dessus.

Deux prisonnières m’ont forcée à écrire une déclaration promettant de renoncer à ma croyance en Falun Dafa. L’une tenait ma main droite et m’a ordonné d’écrire sur un morceau de papier. J’ai refusé et elle a violemment claqué ma main sur la table tandis que l’autre tenait ma main gauche derrière mon dos.

Elles m’ont forcée à dormir sur une planche en bois et m’ont enveloppée dans du ruban d’étanchéité. Elles m’ont ligoté les mains, les pieds et le corps avant d’envelopper mes pieds et mes jambes séparément. Je ne pouvais absolument plus bouger.

Puis elles m’ont recouverte d’une épaisse couverture de coton. C’était l’été et il faisait chaud. J’ai beaucoup transpiré jusqu’à ce que je montre des symptômes de coup de chaleur.

Dans mon délire, je les ai entendues dire : « Elle est en train de mourir. Son visage est pâle et trempé de sueur froide. »

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Reconstitution de torture : Enroulée dans ruban d’étanchéité

Elles me torturaient si sévèrement que j’étais souvent dans un état critique. Elles m’emmenaient à l’hôpital carcéral de Shanghai tous les deux mois. Une fois, j’ai perdu connaissance à l’hôpital en raison d’abondants saignements dans mon estomac.

Lavage de cerveau mensonger

La prison a changé de tactique quand ils ont réalisé que les menaces ne pourraient pas ébranler ma foi. Les gardiennes m’ont mise dans une session d’étude du taoïsme. J’ai été d’accord pour suivre le cours en me disant que ce serait une bonne opportunité de parler du Falun Dafa aux autres détenues.

Je lisais des textes sur le taoïsme le matin et parlais du Falun Dafa au groupe l’après-midi.

Bien que je ne prenais pas ces choses taoïstes aux sérieux, cela allait à l’encontre du principe du Falun Dafa de ne pas suivre deux écoles de cultivation en même temps. Je n’ai pas tardé à payer le prix de mon attitude partagée envers le Falun Dafa.

Lors d’une réunion on m’a ordonné de lire à haute voix un article intitulé « Perdu » écrit par un ancien pratiquant de Falun Dafa. J’ai suivi leur ordre et l’ai lu lors de la réunion. Plus tard, ils ont imité mon écriture et réécrit le mot « Perdu » dans cet article.

Je n’ai pas eu connaissance de leur tromperie jusqu’à ce qu’un jour, une gardienne de prison dise : « Tu as écrit une déclaration promettant d’abandonner la pratique du Falun Dafa il y a longtemps. Cela est sans importance que tu en écrives une seconde. »

Tortures inhumaines en isolement

J’ai été transférée de la section II à la section IV de la prison en 2014. En juin de cette année, les gardiennes ont exigé que toutes les détenues écrivent des déclarations de confession. J’ai écrit la phrase : Je reconnais la peine que j’ai reçue du tribunal.

Un an plus tard, j’ai compris que ma reconnaissance était complètement erronée, j’ai donc écrit une déclaration formelle annulant ma déclaration précédente. Pour cela, j’ai été placée à l’isolement.

Dans la petite cellule, on ne me donnait que deux repas par jour. Parfois, elles me donnaient des nouilles très salées ; d’autres fois, elles me donnaient des nouilles sans sel. J’étais obligée de manger ce qu’elles me donnaient.

On me forçait aussi à rester assise dans le lit jusqu’à minuit tous les jours avant d’être autorisée à dormir. Quand mes surveillantes remarquaient que j’étais somnolente, elles me battaient violemment et me versaient de l’eau froide dans le cou.

Par un hiver très froid elles me retiraient ma couverture toutes les quinze minutes la nuit.

Elles me forçaient à marcher ou à courir dans les deux sens dans la cellule et m’ordonnaient souvent d’écrire un rapport sur mes pensées en un certain laps de temps. Cela arrivait à maintes reprises chaque jour.

Chaque jour, elles m’ordonnaient encore et encore de m’asseoir le dos droit et de regarder la vidéo de la fausse histoire des auto-immolations et de rédiger un rapport sur ce que cela m’inspirait.

J’ai été libérée en mai 2016 et je suis rentrée chez moi

Traduit de l’anglais en Europe

Version anglaise :
http://en.minghui.org/html/articles/2016/9/18/159204.html

Version chinoise :
http://www.minghui.org/mh/articles/2016/9/3/333867.html

La torture et les violences sexuelles en Chine font l’objet d’une audience de la Commission exécutive sur la Chine au Congrès des États-Unis

Écrit par Li Jingfei, correspondant pour Minghui

(Minghui.org) La Commission exécutive sur la Chine du Congrès (CECC) a convoqué une audience au Capitole, sous le vocable « Usage généralisé de la torture en Chine » l’après-midi du 14 avril. L’audience avait pour but d’examiner l’usage systématique de la torture et des mauvais traitements dans le système pénal de la justice en Chine. Plusieurs personnes ont témoigné.

Yin Liping, une pratiquante de Falun Gong qui s’est sauvée de la Chine pour aller aux États-Unis a raconté son expérience choquante comme témoin à l’audience. Elle a subi la torture et des violences sexuelles collectives au notoire camp de travaux forcés de Masanjia, province du Liaoning. Elle a été torturée jusqu’à être sur le point de mourir à plusieurs occasions pendant qu’elle était incarcérée dans des camps de travaux forcés ou des centres de détention pour sa croyance en le Falun Gong.

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La pratiquante Yin Liping montre une photo du camp de travail de Masanjia aux représentants du Congrès.

Mme Yin a montré des photos à l’audience. Les larmes ont commencé à couler sur son visage pendant qu’elle racontait ses expériences. Elle a vu des compagnes de cultivation subir la torture et en décéder par la suite. Elle a dit : « Nous nous sommes promis les unes les autres que n’importe laquelle parmi nous qui allait survivre, exposerait la persécution au monde. Aujourd’hui je parle pour elles, ces victimes à jamais sans voix. »

Elle a soumis à la CECC une liste des coupables responsables de sa persécution, qui va copier la liste pour le Département d’État des États-Unis. La liste de 41 personnes inclut Jiang Zemin, Bo Xilai, Wang Lijun, Wen Shizhen et la police de Masanjia et d’autres endroits.

La CECC est composée de 22 représentants des États-Unis, dont neuf sénateurs, huit responsables de la Chambre des représentants et cinq représentants de la Branche exécutive.

Les représentants du Congrès des États-Unis commentent le courage des pratiquants de Falun Gong en venant exposer la persécution

Les représentants du Congrès des États-Unis, qui ont participé à l’audience, ont commenté le courage des pratiquantes de Falun Gong venues exposer la cruelle persécution. Ils ont indiqué que le coupable Jiang Zemin et ses acolytes doivent être traduits en justice.

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Le représentant Chris Smith, président de la CECC

Le représentant Chris Smith, président de la CECC, a indiqué à l’audience que les principaux responsables du gouvernement chinois qui ont commis des violences sexuelles doivent subir des enquêtes afin de ne pas permettre la continuation de leurs abus à l’égard des pratiquants de Falun Gong et autres.

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Le représentant Trent Franks, président du sous-comité de la Constitution et de la justice civile

Le représentant Trent Franks, président du sous-comité de la Constitution et de la justice civile a dit : « Vos efforts ne sont en vain ici. Seul Dieu sait quels seront les fruits qui découleront de ce que vous parlez ici. Vous êtes des êtres responsables, laissez votre compassion et votre engagement à l’humanité prévaloir dans ce forum. »

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Le représentant Tim Walz remercie les témoins pour la description de leurs expériences douloureuses

Le représentant Tim Walz a dit : « Merci à vous tous pour le partage de vos douloureuses histoires. C’est important pour les gens d’être informés au sujet de la torture. Je n’aurais jamais imaginé dans ma vie en tant que congressiste des États-Unis, que j’aurais eu à défendre la position des États-Unis pour lesquels la torture est inacceptable sous toutes ses formes et en toutes situations. »

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Le représentant Randy Hultgren est reconnaissant à la pratiquante Yin pour son courage

Le représentant Randy Hultgren a demandé à la pratiquante Yin, lors de l’audience : « Est-ce que le camp de Masanjia est encore actif aujourd’hui ? Est-il utilisé pour détenir des pratiquants de Falun Gong ? Est-ce que vous savez si des pratiquants de Falun Gong sont actuellement détenus là-bas et souffrent des mêmes tortures et abus que vous avez subis ? »

La pratiquante Yin a répondu : « Oui. La pratiquante de Falun Gong, Li Zhongyuan de ma ville natale, il y a un mois et demi, a été condamnée à la prison pour une peine de sept ans et demi pour avoir déposé une plainte pénale contre Jiang Zemin. Ma belle-sœur Liu Qingxiang a été condamnée à trois ans de prison par la Cour du district de Qinghe, le 10 avril 2014, pour avoir fait prendre conscience aux gens au sujet de la persécution. Plusieurs pratiquantes que je connais souffrent de la persécution dans la prison de Masanjia. »

Torturée jusqu’au seuil de la mort

La pratiquante Yin a été arrêtée sept fois. Elle a été torturée jusqu’au seuil de la mort six fois sur sept. Elle a été incarcérée dans des camps de travail trois de ces fois.

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Reconstitution de torture : injection de drogues toxiques

Elle a dit : « À Masanjia, j’ai été attachée à un lit et on m’a injecté des drogues inconnues pendant plus de deux mois. Il en est résulté que je ne pouvais plus voir pendant un certain temps. J’ai été gavée de force plusieurs fois, ce qui m’a amenée à être sur le point de mourir. »

« J’ai été détenue au camp de travaux forcés de Liaoyang pendant plus de neuf mois, de janvier à septembre 2000. Après trois jours de travaux forcés, mes cheveux sont devenus gris. Mes menstruations se sont arrêtées en l’espace de trois mois de détention. »

« En équipe de quatre, nous devions charger des camions de huit tonnes de barres d’acier. J’ai aussi asphalté des voies ferrées et travaillé avec des sacs d’amiante et de ciment sans masque sur le visage. En soirée, il ne nous était pas permis de nous reposer. Nous attachions des fleurs jusqu’à 2 h du matin Mes mains étaient si durement blessées que mes empreintes digitales disparaissaient. Tout mon corps était en si grande souffrance que je ne pouvais même pas grimper dans mon lit la nuit. »

Avoir souffert de violences sexuelles collectives

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La pratiquante Yin Liping a raconté son expérience choquante de violences sexuelles collectives dans « la prison noire » de Shenyang

La pratiquante Yin a dit : « Le 19 avril 2001, huit autres pratiquantes de Falun Gong et moi avons été escortées du camp de travail de Masanjia à la prison noire. Je n’oublierai jamais ce jour-là. La prison noire était spécialement pour des détenus masculins. Les neuf femmes avons été assignées chacune à neuf pièces séparément. J’ai été enfermée à clé dans la première pièce. Il y avait un grand lit et un plancher flottant. Quatre hommes attendaient dans la chambre. »

« Les quatre hommes m’ont jetée sur le lit et m’ont tenu les bras et les jambes. Un homme dans la trentaine s’est assis sur moi et m’a frappée la tête violemment. Je suis devenue étourdie et j’ai perdu connaissance. Quand j’ai repris conscience, trois hommes étaient étendus à côté de moi. J’ai compris que j’avais été filmée pendant que j’avais été attaquée sexuellement et humiliée par ces détenus ressemblant à des bandits. »

Dix pratiquantes connues de Yin personnellement sont mortes de cette persécution

La pratiquante Yin Liping a dit à l’auditoire : « Parmi les pratiquantes de Falun Gong que je connais personnellement, dix ont été persécutées à mort. Une trentaine qui ont été torturées ont développé des désordres mentaux. Mme Wang Jie était l’une d’elles. Elle est morte dans mes bras le 21 avril 2012. »

Elle a montré la photo de Mme Wang Jie : « Elle a été arrêtée et accusée de recueillir des preuves sur la persécution du Falun Gong, elle a été condamnée à sept ans de prison le 5 mars 2003. Son cas a été documenté par la Commission des Nations Unies sur les Droits de l’Homme. Elle a eu un cancer de la vessie des suites de la torture qu’elle avait endurée lors de sa peine de sept ans d’emprisonnement. La veille de sa mort, c’était l’anniversaire de sa fille. Sa sœur lui a téléphoné en lui disant : « Wang Jie, je t’en supplie ne meurt pas aujourd’hui. C’est l’anniversaire de ta fille. Comment peut-elle continuer à vivre si tu meurs aujourd’hui ? Je ne sais pas si c’est la volonté du ciel ou la sienne, mais elle est morte vers 9 h le lendemain matin, dans mes bras. »

Poursuite judiciaire contre Jiang Zemin et ses acolytes

La pratiquante Yin a dit : « Jiang Zemin a mené une politique génocidaire contre le Falun Gong. Pour ceux qui n’abandonnent pas leur croyance, être battus à mort est compté comme un suicide. Jiang a abusé de son pouvoir en initiant et en poursuivant sa brutale persécution. »

Elle a donné au CECC une liste des principaux tortionnaires impliqués dans sa persécution. Elle a dit : « Tous les principaux tortionnaires impliqués doivent être traduits en justice. » Elle a posté une plainte pénale contre Jiang auprès du Parquet populaire suprême à Pékin.

Historique

En 1999, Jiang Zemin, à la tête du Parti communiste chinois, lançait la répression violente du Falun Gong sans tenir compte des autres membres du comité permanent du Politburo.

La persécution a conduit à la mort de nombreux pratiquants de Falun Gong au cours des seize dernières années. Beaucoup plus auraient été torturés en raison de leur croyance et même tués pour leurs organes. Jiang Zemin est directement responsable de la mise en place et du maintien de la persécution brutale.

Sous sa direction personnelle, le Parti communiste chinois a créé un organe de sécurité illégal, le « Bureau 610 », le 10 juin 1999. L’organisation supplante les forces de police et le système judiciaire dans l’exécution de la directive de Jiang concernant le Falun Gong : ruiner leur réputation, couper leurs ressources financières et les détruire physiquement.

La loi chinoise permet aux citoyens d’être plaignants dans les affaires pénales, et de nombreux pratiquants exercent maintenant ce droit de déposer des plaintes pénales contre l’ancien dictateur.

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2016/4/17/156319.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2016/4/16/326724.html

Après avoir été torturée, une pratiquante de 76 ans ne peut plus prendre soin d’elle-même

Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Heilongjiang, Chine

(Minghui.org) La pratiquante de Falun Gong Mme Meng Xianrong, 76 ans, du canton de Suileng, province du Heilongjiang, a été illégalement arrêtée le 16 juillet 2015.

Le capitaine Guo Xudong (郭旭东) a conduit une poignée d’officiers de la Division de la sécurité intérieure du canton de Suileng et du poste de police de Zhenbei à l’arrestation.

Les officiers de police ont refusé de s’identifier durant l’arrestation de Mme Meng et ont essayé de la traîner dans les escaliers. Comme elle n’a pas coopéré, ses bras et ses pieds ont été attachés avec une corde. Après avoir perdu toute sensation dans ses jambes, elle n’est plus capable de prendre soin d’elle-même.

La police a aussi saccagé sa maison et tout confisqué, incluant plus de 80 000 yuans en argent.

Mme Meng a été amenée au poste de police de Zhenbei et détenue dans le sous-sol toute la nuit. Elle est présentement détenue au Bureau des Eaux et Forêts du canton de Suileng.

Guo Xudong a plus tard rapporté des accusations fabriquées au parquet.

Dix autres pratiquants ont aussi été arrêtés le 16 juillet 2015. Cinq ont été relâchés avant le 24 août, et le parquet du canton de Suileng a approuvé les arrestations de quatre d’entre eux, dont Mme Meng, le 28 août.

Persécuteurs

Yang Dongqi (杨东奇), secrétaire du Comité des affaires politiques et juridiques de la province du Heilongjiang.

Les officiers impliqués dans les arrestations (incluant Guo Xudong), sont Yang Bo (杨波), directeur adjoint du ministère de la Sécurité publique, Division de la sécurité intérieure de la province du Heilongjiang, Zhang Chenggui (张成贵), secrétaire de Parti du Comité des affaires politiques et juridiques du canton de Suileng, et Chu Tao (褚涛), capitaine de la division de la sécurité intérieure du canton de Qingan.

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2015/10/22/153342.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2015/9/25/316291.html

La police arrête, détient et torture des pratiquants

Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Gansu, Chine

(Minghui.org)

Des banderoles et les enseignes « Célébration de la journée mondiale du Falun Dafa » et « Efforts globaux pour amener Jiang Zemin en justice » ont été accrochés de nuit partout dans la ville de Lanzhou, province du Gansu le 13 mai 2015, lors du 16ème anniversaire de la journée mondiale du Falun Dafa.

Les fonctionnaires du Bureau 610 de la province du Gansu ont lancé une enquête. Ils ont surveillé, suivi et arrêté des pratiquants. Pour trouver l’instigateur des banderoles ils ont demandé de voir l’écriture des pratiquants.

Surveillés et arrêtés

Mme Wang Liqian et son mari M. Guan Longyan ont été arrêtés à leur appartement, qui se trouvait au quatrième étage. Les fonctionnaires y sont montés avec une grue et ont cassé la fenêtre tôt dans la matinée du 15 juillet. La police n’a fourni aucune identification, a mis à sac leur appartement et a pris possession de nombreux objets personnels dont des ordinateurs et des imprimantes.

Avant l’arrestation, la police avait surveillé le domicile de Mme Wang pendant 21 jours. Le deuxième jour la police avait coupé le courant, les laissant dans le noir et sans électricité.

Maintenue sur des chaises de torture en métal

Mme Yue Puling, son mari, son fils et Mme Ma Pulan ont été surveillés pendant plusieurs jours. Ils ont été arrêtés le 1er juillet.

Mme Yue, son mari et Mme Ma ont été interrogés, forcés à s’asseoir sur des chaises de torture en métal, appelées « Chaises de restriction », pendant au moins 24 heures et privés de sommeil. Si on reste trop longtemps sur cette chaise, la victime est paralysée une fois relâchée.

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Illustration de torture : Chaise de restriction

La police a mis à sac le domicile de Mme Yua et a pris ses livres de Falun Gong, deux ordinateurs, un ordinateur portable, quatre imprimantes différentes, de nombreux DVD et du papier d’impression.

Le fonctionnaire a aussi mis à sac le domicile d’un autre pratiquant où Mme Ma vivait, et a pris des livres de Falun Gong, un ordinateur et des objets de valeur.

Autres arrestations

Mme Jin Jilin a été arrêtée et sa maison mise à sac. Sa fille et son fils ont été laissés seuls à la maison.

Mme Lu Yuying, sa sœur et sa nièce ont été arrêtées et relâchées le lendemain.

Toutes les pratiquantes arrêtées sont détenues dans le centre de détention N°1 de la ville de Lanzhou.

Traduit de l’anglais en Belgique.

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2015/8/26/152248.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2015/7/27/-313175.html

Des pratiquantes torturées pour avoir refusé de se soumettre au travail forcé

Écrit par un correspondant de la province du Jilin, Chine

(Minghui.org) Un des ateliers dans la prison pour femmes du Jilin est spécifiquement désigné pour les pratiquantes de Falun Gong enfermées dans le quartier N° 8. L’atelier peut contenir environ 100 personnes. Bien que d’autres ateliers soient dispersés dans toute la prison, les pratiquantes de ce quartier sont amenées à cet atelier particulier et soumises au travail forcé.

On les force à travailler de 06h00 à 18H00, sans pauses. Elles doivent ensuite assister à une session de lavage de cerveau de 19h00 à 20h00

Mme Liu Fang, Mme Fu Guihua, et six autres pratiquantes du quartier N° 8 ont entamé une grève de travail le 20 juin 2015.

Mme Liu Fang torturée

Les gardes en charge du quartier N° 8 ont commencé à torturer Mme Liu à la fin du mois de juin. Elles l’ont emmenée dans une chambre de torture au premier étage.

Le père de Mme Liu âgé de 70 ans, a demandé à la voir de nombreuses fois. Les fonctionnaires ont décliné ses demandes affirmant que c’était la politique pénitentiaire.

Les gardiennes ont utilisé diverses méthodes pour torturer Mme Liu, comprenant de la menotter et l’enchaîner au sol, la suspendre par ses mains attachées derrière son dos, et l’attacher à un lit. Elle a également été contrainte à s’asseoir par terre avec ses jambes droites et une main attachée à un lit. Une gardienne s’asseyait sur son dos et poussait sa tête vers ses genoux, tandis qu’une autre tirait son bras.

On l’a forcée à s’asseoir sur un petit tabouret pendant des heures sans bouger, amenant des plaies purulentes à se développer sur ses fesses. Elle n’avait pas l’autorisation d’aller aux toilettes après 17h00. Ses cheveux ont viré au gris à seulement 47 ans.

Une gardienne a prétendu qu’elles lui réservaient un traitement spécial et ne la torturaient pas. Ni Xiaohong, chef d’équipe dans la salle N° 8, était en charge de torturer Mme Liu. Cette gardienne a affirmé qu’elle ne craignait pas les représailles pour ses actions brutales.

Mme Fu Guihua surveillée

Les gardes ont commencé à « surveiller rigoureusement » Mme Fu le 4 juillet. Elle a été transférée dans la cellule 207, et surveillée par une gardienne nommée Tu Qiang et une détenue. Elle a souffert du dos et a eu des crampes dans les jambes suite à la torture.

Elle n’a pas le droit d’avoir de contact avec sa famille, et les gardiennes ont gardé les cinq lettres qu’elle avait écrites à ses proches.

Mme Fu a demandé à sa famille de déposer une plainte pénale contre Jiang Zemin, l’ancien chef du Parti communiste chinois en mai 2015. Lorsque la famille est allé à la prison le 20 juillet, la gardienne Tu Qiang a affirmé que la section de la prison devait approuver la lettre de plainte avant que Mme Fu puisse la signer.

Articles connexes :

Ms. Liu Fang Sentenced to Seven Years in Prison

Des pratiquantes de Falun Gong torturées dans la prison pour femmes de Jilin

Une femme en bonne santé est incapable de se tenir debout suite à la torture et à un lavage de cerveau

Traduit de l’anglais

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2015/8/23/152200.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2015/7/24/312979.html

Torturée à répétition, une institutrice porte plainte contre Jiang Zemin

Écrit par un correspondant de la province du Liaoning, Chine

(Minghui.org) Une institutrice Mme Qin Cuilian a déposé une plainte pénale contre l’ancien chef du Parti communiste Jiang Zemin. Suite aux ordres de Jiang d’« éradiquer le Falun Gong », Mme Qin a été illégalement arrêtée plusieurs fois, gavée avec une solution hautement concentrée en sel, détenue dans un hôpital psychiatrique, soumise à des injections de produits inconnus, et contrainte à vivre sans domicile fixe. Elle a envoyé sa plainte au Parquet suprême et à la Cour suprême du peuple.

Mme Qin a connu une guérison spectaculaire de maladies débilitantes suite à sa pratique du Falun Gong, mais son espoir d’avenir retrouvé a volé en éclat sous la torture et les mauvais traitements.

Une vie renouvelée par le Falun Gong

Mme Qin Cuilian, 55 ans, enseignait à l’école élémentaire de la voie ferrée de Fuxin. Avant d’apprendre le Falun Gong elle souffrait d’hypertension, de problèmes rénaux et cardiaques et de bradycardie (rythme cardiaque lent), au point que son cœur battait seulement 35 fois par minute. Elle a essayé divers traitements, mais rien ne semblait aider. Bien que son enfant soit âgé de seulement 6 ans et qu’il avait besoin d’elle, elle avait la sensation qu’elle n’allait plus pouvoir continuer.

Un ami lui a parlé du Falun Gong, et elle s’est rendue sur le site de pratique. Mme Qin a écrit : « Je suis allée sur le site de pratique un matin d’avril 1996. J’ai suivi et appris les mouvements. Je me sentais tellement bien que quand je suis arrivée chez moi, je ne me suis pas couchée comme d’habitude, mais j’ai effectué des tâches ménagères. Cela paraissait incroyable ! J’ai voulu aller écouter la conférence du Maître ce soir-là, mon mari m’y a emmenée à vélo. Après la conférence, j’ai eu l’énergie pour rentrer à pied à la maison !

« Apprendre Dafa est devenu un élément indispensable de ma vie. Dafa a changé ma vision de la vie, et j’en suis venue à comprendre la signification de la vie. J’ai commencé à suivre le principe d’Authenticité-Bienveillance-Tolérance, prenant davantage autrui en considération et m’efforçant d’être une bonne personne, une meilleure personne, et finalement une véritable pratiquante. »

Brutalement torturée pour sa croyance

Jiang Zemin a initié la persécution sans précédent contre le Falun Dafa en 1999, et elle a été brutalement torturée à de nombreuses reprises au cours des 16 dernières années.

Mme Qin a raconté : « Les gardes m’ont attrapé par les cheveux et m’ont cogné la tête contre le mur encore et encore. Ils m’ont frappée avec des matraques électriques. Ils m’ont enchaînée à un petit anneau de fer au sol et je ne pouvais pas me tenir debout ni m’accroupir. Ils m’ont soumise à des décharges électriques dans un hôpital psychiatrique et m’ont injecté des drogues inconnues. »

Quand elle a été détenue au centre de détention de Fuxin, ils l’ont gavée avec une solution hautement concentrée en sel, qui lui a causé des douleurs thoraciques, des troubles de la vision et des douleurs musculaires.

Elle était tellement fatiguée qu’elle ne pouvait plus parler et a perdu 15 kilos en quelques jours seulement. Son mari a été dévasté de la voir dans un tel état. Il a dit qu’elle ressemblait à un squelette.

Quand elle a été détenue dans un hôpital psychiatrique, elle a été attachée au lit et soumise à des injections de drogues inconnues. Par la suite, elle est devenue totalement incontinente et frappée d’incapacité. Le traitement avec les électrochocs l’a laissée dans un état de douleur dans lequel son corps semblait sans vie.

Elle a été envoyée au centre de lavage de cerveau de Fushun en 2004 par des policiers de la gare de Jinzhou. Elle a été torturée pendant deux semaines et a failli subir un autre effondrement physique et mental.

En 2009, le poste de police de Pinganxibu a tenté de la soumettre, elle et sa famille, à une amende de 8000 yuans. Ils sont allés à sa recherche chez elle et dans son école. Elle a dû quitter la maison pendant au moins 6 mois.

« Il m’est douloureux de me souvenir de la souffrance que j’ai endurée ces 16 dernières années », a expliqué Mme Qin. « J’espère que mon cas servira d’avertissement pour le gouvernement actuel afin qu’il mette fin à la persécution du Falun Gong et traduise Jiang en justice ! »

Historique

En 1999, Jiang Zemin, alors chef du Parti communiste chinois, ignorant les autres membres du comité permanent du Politburo, lançait la répression violente du Falun Gong.

La persécution a entraîné la mort de nombreux pratiquants de Falun Gong ces 16 dernières années. Davantage ont été torturés pour leur croyance et même tués pour leurs organes. Jiang Zemin est directement responsable d’avoir initié et poursuivi la persécution brutale.

Sous sa direction personnelle, le Parti communiste chinois a créé le 10 juin 1999, le « Bureau 610 » un organe de sécurité extra-légal. Ignorant les forces de police et le système judiciaire, l’organisation exécute la directive de Jiang s’agissant du Falun Gong : ruinez leur réputation, épuisez-les financièrement et détruisez les physiquement.

La loi chinoise permet aux citoyens d’être demandeurs dans les affaires pénales, et de nombreux pratiquants exercent à présent ce droit en intentant des poursuites criminelles.

Traduit de l’anglais en Europe

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2015/7/12/151505.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2015/6/26/311462.html

Le récit personnel de Mme Wang Yuhong : Arrêtée sept fois et torturée dans trois camps de travail

Écrit par un correspondant de Minghui à Pékin

(Minghui.org) Mme Wang Yuhong a été arrêtée sept fois et emmenée dans un camp de travaux forcés trois fois. Elle a été soumise à des chocs électriques, confinée dans une petite pièce sombre et forcée de supporter des températures extrêmement froides. Ce qui suit est le récit de la persécution que Mme Wang a endurée.

Détenue au camp de travaux forcés pour femmes de Pékin

Les policiers du poste de police de Shuangjing m’ont arrêtée à l’extérieur de ma maison le 18 juillet 2011. J’ai été emmenée au centre de détention de Chaoyang, où j’ai été menottée et enchaînée, et enfermée dans une petite pièce sombre. J’ai fait une grève de la faim pour protester contre leur comportement illégal, et j’ai été gavée deux fois par jour.

J’ai été emmenée au camp de travaux forcés pour femmes de Pékin le 2 août 2011 où j’ai été torturée et maltraitée.

1. Électrochocs avec des matraques électriques

Une fois, à force d’être électrocutée avec des matraques électriques dans la clinique du camp de travail, j’ai perdu conscience. Comme je commençais à revenir à moi, je me suis senti portée à une voiture et emmenée quelque part. Lorsque nous avons atteint notre destination, je fus transportée dans une petite pièce. J’ai appris plus tard que la chambre était dans l’équipe de formation du camp de travaux forcés pour femmes de Pékin.

Illustration de la torture : Électrocuté avec des matraques électriques

2. La chambre noire cachée

La petite pièce noire dans l’équipe de formation n’est pas visible de l’extérieur, car elle est entourée par de hauts murs et reliée aux dortoirs des gardiens. La chambre a moins de deux mètres de longueur et n’a pas de fenêtres. Il y a un lit et un urinoir dans la pièce, et les murs sont couverts de mousse rembourrée. La chambre est très chaude en été, et je trouvais qu’il était difficile de respirer là-dedans.

Deux détenues criminelles ont été affectées à ma surveillance et je devais leur faire un rapport avant de pouvoir manger, boire, utiliser les toilettes ou aller dormir. J’ai refusé de les écouter et je me couchais pour me reposer chaque fois que j’en avais besoin.

Quand les gardiens ont appelé le médecin du camp de travail pour vérifier ma pression artérielle, ils m’ont maintenue de force et m’ont prélevé du sang. J’étais très pâle vers le dixième jour. Mes cheveux sont devenus gris et j’étais très mince. Je me sentais étourdie et je souffrais de douleurs thoraciques, de palpitations, d’œdème et j’étais à bout de souffle. Je suis devenue très faible et je pouvais à peine marcher.

3. Maltraitée dans une petite chambre

J’ai ensuite été enfermée dans une petite pièce avec cinq lits superposés. On m’a donné le lit face à la caméra de surveillance. La fenêtre de la porte a été recouverte de papier, en ne laissant qu’une petite fente dans le coin en bas à droite, de sorte que les gardiens pouvaient voir ce qui se passait à l’intérieur.

Les seuls éléments que j’étais autorisée à avoir dans la chambre était une cuvette pour me laver, une brosse à dents, des serviettes, un rouleau de papier de toilette et un rechange de vêtements. Tous mes autres objets ont été conservés dans un débarras, auquel l’accès m’était refusé. J’étais surveillée par deux ou trois détenues jour et nuit. Si j’avais besoin de quoi que ce soit, je devais demander aux détenues de le faire pour moi. La lumière était également maintenue toute la nuit.

Les détenues qui me surveillaient devaient tenir un registre détaillé de tous mes mouvements. Elles ont enregistré tout ce que je disais, mon état d’esprit (par exemple, stable, en colère, abattue, etc.), la quantité d’eau que je buvais, ce que je mangeais, le nombre de fois que j’utilisais les toilettes, la couleur de mon urine et de mes selles, les détails de mes règles, comment je dormais et ce que je disais dans mes rêves. Les gardiens vérifiaient le « journal de surveillance » tous les jours afin de pouvoir ajuster leur plan et me persécuter en conséquence.

J’ai été enfermée dans la petite salle pendant une longue période. Je ne pouvais pas respirer d’air frais et j’étais privée de ma liberté personnelle. Je n’avais pas le droit d’écrire à ma famille, de les appeler ou de parler avec qui que ce soit. Personne n’était autorisée à me donner quoi que ce soit, et je n’étais pas autorisée à acheter de la nourriture ou d’utiliser les toilettes quand j’en avais besoin. Lorsque j’étais autorisée à utiliser les toilettes, j’avais très peu de temps pour le faire.

Les gardiens ont promis aux détenues des peines réduites si elles m’insultaient ou me battaient. En conséquence, je souffrais autant de tourment mental que de dommages physiques. Je devais rester debout pendant de longues périodes et j’ai été forcée de chanter des chansons louant le Parti communiste chinois (PCC) avant chaque repas. Quand je refusais, j’étais agressée verbalement.

4. Des substances inconnues introduites dans ma nourriture et persécutée dans un hôpital

Un jour, j’ai remarqué que la bouillie qu’on me donnait était d’une couleur rougeâtre, mais je l’ai quand même mangée, je ne m’attendais pas à ce que les gardiens mettent du poison dans ma nourriture. Le lendemain, mes selles était très noires. Lorsque les détenues ont informé les gardiens, ils m’ont emmenée à l’hôpital du camp de travail.

Les fenêtres et la porte de ma chambre à l’hôpital ont été bien fermés, et ça sentait mauvais à l’intérieur. Le bol de nourriture était très sale, avec de la poussière épaisse sur les bords. Mes mains sont devenues sales juste en le tenant. J’avais très peu de nourriture, juste assez pour survivre.

On me déshabillait complètement tous les jours pour une fouille corporelle. Quand je refusais de les laisser m’examiner, cinq gardiens et deux détenues me maintenaient au sol pendant qu’un médecin transperçait à plusieurs reprises ma main avec l’aiguille de la seringue. Cela durait environ une demi-heure. Ma literie était déchirée lors de la fouille et toutes mes affaires étaient jetées sur le sol.

5. Quelques-unes de mes dents sont tombées

Je suis restée à l’hôpital du camp de travail pendant 20 jours avant que l’on me ramène à l’équipe de formation. Les gardiens ont alors mis quelque chose dans ma nourriture. Mon estomac me faisait très mal et j’avais des douleurs dans la région de ma rate. Mes selles étaient maintenant vertes.

Les gardiens cherchaient à me prendre en défaut tous les jours afin qu’ils aient une excuse pour me torturer. Un jour, le gardien Zhang Jinmian m’a ordonné de m’asseoir, mais j’ai refusé. Il a alors dit à une détenue de me pousser par terre, et comme elle était réticente à participer, il l’a giflée aussi.

Cinq personnes m’ont maintenue et le gardien Li Shoufen a mis ses mains fermement autour de ma bouche. Je ne pouvais pas bouger. Li a poussé si fort sur ma bouche que quelques-unes de mes dents sont tombées.

6. Forcée d’avoir un « bilan de santé » et une prise de sang

Les responsables du camp de travaux forcés pour femmes de Pékin ont ordonné que les pratiquantes aient un « bilan de santé » une fois tous les deux mois. Un matin de septembre 2011, les gardiens ont dit aux détenues qui me surveillaient d’aller prendre le petit déjeuner, mais je n’ai reçu aucune nourriture. Ils m’ont dit que c’était parce que je devais avoir un bilan de santé.

Quand j’ai reçu l’ordre d’aller faire un bilan de santé en octobre 2012, j’ai refusé d’y aller. Quelques gardiens m’ont alors traînée à la clinique, où on m’a forcée à avoir un électrocardiogramme (ECG) et on a mesuré ma tension artérielle. Le médecin a également pris une seringue pleine de sang.

En novembre 2012, Li Shoufen a dit au médecin du camp de vérifier ma pression artérielle, affirmant qu’elle était très élevée. Je n’avais pas de symptômes d’hypertension et je soupçonnais qu’ils mentaient juste pour me faire prendre des médicaments.

On m’a dit que j’avais besoin d’un autre bilan de santé d’ici un mois, mais j’ai refusé d’y retourner. Cette fois, j’ai été transportée à la clinique. Quelques gardiens m’ont maintenu sur un lit pour prendre mon sang. Mon bras est devenu violet et cela a pris du temps avant qu’il ait l’air de nouveau normal.

7. Un froid glacial dans la chambre noire

Les gardiens m’ont ramenée dans la petite pièce noire, le 28 décembre 2012. Il faisait très froid dans la pièce, car il n’y avait pas de chauffage à l’intérieur. On m’a donné une couverture très mince pour dormir et je n’avais pas de vêtements chauds à porter. Mes mains et mes pieds sont devenus violet foncé à cause du froid extrême.

Une détenue s’est senti désolée pour moi et a mis une veste épaisse sur moi. Quand les gardiens l’ont découvert, ils ont grondé la détenue et lui ont ordonné de reprendre la veste immédiatement. Le gardien Li Shoufen a donné l’instruction aux détenues de me battre, de m’insulter et de m’humilier.

8. Continuellement harcelée après avoir été libérée

Le camp de travaux forcés pour femmes de Pékin a été démantelé en février 2013 et j’ai été ramenée à la maison par les membres de ma famille. Cependant, la police locale et des gens du comité de quartier continuent encore de me harceler à la maison.

La première fois que j’ai été emmenée dans un camp de travail

J’ai été arrêtée par la police en février 2008, lorsque je suis allée distribuer des documents clarifiant la vérité à l’Université chinoise des géosciences. J’ai été emmenée au Centre de détention du district de Haidian, où j’ai été suspendue au-dessus du sol pendant toute la nuit. J’ai été brutalement battue et choquée avec des matraques électriques. Les gardiens ont également essayé de me forcer à me tenir debout sur une photo de Maître Li Hongzhi et de dire des gros mots envers lui.

Mon vieux père est décédé moins d’un mois après mon arrestation, car il était incapable de supporter l’angoisse.

En avril 2008, j’ai été emmenée au centre d’expédition de Tuanhe dans le district de Daxing de Beijing, où j’ai été gavée de force avec des substances inconnues. J’ai failli m’étouffer à mort.

Illustration de la torture : Gavage brutal

J’ai été emmenée au camp de travaux forcés pour femmes de Pékin en mai, où je n’avais le droit de dormir que trois ou quatre heures toutes les nuits et j’ai été soumise à diverses formes de torture. J’ai été gavée avec des substances inconnues et j’ai dû m’asseoir sur un petit tabouret pendant de longues périodes. Des plaies purulentes se sont développé sur la chair de mes fesses. J’ai souvent été maltraitée et brutalement battue par les détenues, provoquant un saignement de mes oreilles.

Transférée au camp de travaux forcés pour femmes du Hubei

Le 9 juillet 2008, j’ai été emmenée au camp de travaux forcés pour femmes du Hubei, où j’ai été privée de sommeil et forcée de rester debout pendant de longues périodes. Les détenues affectées à me surveiller m’ont rouée de coups dans le dos.

J’ai été transférée au Centre d’éducation légale du Hubei qui est un centre de lavage de cerveau, à la fin de juillet. Je n’avais pas le droit de manger et j’ai été gavée le troisième jour. J’ai été attachée à une chaise et les gardiens poussaient un bouchon en bois dans ma bouche. Ils ont ensuite inséré un tube épais dans mes narines et dans mon estomac, puis l’ont retiré. Ils ont répété ce manège à plusieurs reprises. Quand ils ont tiré sur le tube, il était couvert de sang. J’ai ensuite été gavée avec une grande tasse de choses sales.

J’ai été ramenée au camp de travaux forcés pour femmes du Hubei le 29 août 2008. Mon mari et mes enfants ont parcouru des milliers de miles pour me rendre visite, mais les gardiens ont refusé de les laisser me voir.

Persécutée pour avoir tenu une banderole sur la place Tiananmen

J’ai commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996 et par la suite, je suis devenue heureuse et en bonne santé. Après le début de la persécution des pratiquants de Falun Gong par le PCC, je me suis rendu sur le la place Tiananmen le 20 juin 2000, pour tenir une banderole et faire appel pour le Falun Gong.

Un policier a saisi ma banderole et m’a poussée dans une voiture de police. J’ai été emmenée au poste de police de Qianmen. Beaucoup de pratiquants dans tout le pays y ont été détenus. Certains d’entre eux ont été sévèrement battus par la police.

J’ai été emmenée au poste de police de Guangwai cet après-midi-là, et j’ai ensuite été transférée au Centre de détention du district de Xuanwu dans la soirée. J’ai fait une grève de la faim pour protester contre ma détention illégale. Les gardiens ont essayé de me convaincre de manger, mais j’ai refusé. Le septième jour, les agents de la section de sécurité de mon lieu de travail sont venus me chercher.

Détenue à plusieurs reprises, soumise au lavage de cerveau et licenciée de mon travail

Le 20 juillet 2000, des collègues de travail m’ont emmenée au poste de police de Shuangjing. J’ai ensuite été emmenée dans une école primaire à proximité, où j’ai été détenue. J’ai fait une grève de la faim pendant trois jours et j’ai été forcée de payer 100 yuan lorsque j’ai été libérée.

J’ai été emmenée deux fois au centre de lavage de cerveau dans le camp de travaux forcés de Xin’an de Pékin par le secrétaire du parti de mon lieu de travail en octobre 2000, et à nouveau en mars 2001.

Juste avant la Saint-Sylvestre en 2001, alors que j’étais au travail, quelques collaborateurs de mon lieu de travail et la police m’ont portée à une voiture de police et m’ont emmenée au poste de police de Shuangjing. J’ai ensuite été transférée au centre de détention de Chaoyang, où plusieurs centaines de pratiquants de Falun Gong étaient détenus.

Quand j’ai fait une grève de la faim pour protester contre la persécution, les gardiens ont incité les détenues à me gaver. Je suis devenue émaciée et la moitié de mon corps est devenu engourdi. J’ai été libérée 15 jours plus tard en raison de mon mauvais état.

J’ai été licenciée de mon travail en mars 2006.

Résumé des principaux faits de la persecution :
Nom : Wang Yuhong (王玉红)

Sexe : féminin

Âge : inconnu

Adresse :: route Guangqu, district de Chaoyang à Pékin

Profession : employée dans le secteur de l’électricité de Pékin

Date de l’arrestation la plus récente : 18 juillet 2011

Dernier lieu de détention : camp de travaux forcés pour femmes de Pékin (北京女子劳教所)

Ville : Pékin

Persécution endurée : électrochocs, privation de sommeil, travaux forcés, lavage de cerveau, condamnation illégale, administration de médicaments, suspendue, isolement, extorsion, congédiée de son travail.

Traduit de l’anglais au Canada

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2014/4/12/159.html

Version chinoise : 电击、小黑屋、冷冻……